jeudi 20 décembre 2018

mardi 6 novembre 2018

Ô temps, suspends ton vol!

Le verdict est tombé, pour faire simple il s’agit d’une pubalgie. J’étais bien ennuyé lorsque le médecin m’a annoncé qu’à ce stade, la guérison allait durer 24 mois à condition de ne plus courir, voire de ne plus marcher… J’ai été nettement plus souriant lorsqu’il m’a prescrit une « infiltration écho-guidée symphyse pubienne » en m’assurant qu’après un mois, je pourrais de nouveau m’entraîner à courir, que je pouvais pratiquer le vélo comme je le souhaitais, que la guérison serait totale et que l’arthrose décelée ne m’handicaperait pas. Comme je lui faisais remarquer que le radiologue ne pensait pas que cette intervention soit nécessaire me concernant, l’âge et le niveau ne le justifiant peut-être pas, il eut une réponse qui m’a beaucoup amusé : « Si on devait écouter ceux qui prônent la médecine à papa… ». Bref, cette visite fut une véritable cure de jouvence! 
En parlant de jouvence, en attendant mon rendez-vous, j’étais plongé dans « Les Chroniques de Narnia »... Il y a des livres dont on se demande comment ils ont pu vous échapper tant le plaisir de lecture est évident,  mais à la réflexion, il est vrai que notre génération a d’avantage eu contact avec les contes par les films et les dessins animés. Alors, certes, il y a beaucoup de références à la bible, aux traditions britanniques, aux religions romaines et nordiques, mais le récit est brillant, prenant, joyeux et le style entraînant. J’avais commencé avec le premier tome chronologique de la série, « Le neveu et le magicien » alors que les enfants jouaient à Royal Kids et je dois avouer qu’il faut savoir faire abstraction du lieu pour réussir à se concentrer sur la lecture tant certains cris seraient à même de faire exploser des verres en plastiques. Pas besoin de toboggan ou de ballon pour retomber en enfance, j’étais véritablement conquis par le récit pour oublier totalement l’environnement. Du coup, profitant du temps clément de cette fin de semaine et pendant que les enfants faisaient jeux, roller, skate, trottinette au jardin public, je me replongeais dans les pages enchantées du second tome en frissonnant lorsque Edmund se présenta au château de la sorcière. Tandis que Peter, Susan et Lucy écoutaient avec attention les révélations de monsieur Castor sur l’arrivée prochaine d’Aslan dans le monde de Narnia, j’entends une petite fille s’approcher de mon banc avec ma Nine en lui demandant : « C’est ton papy ? »

vendredi 2 novembre 2018

Révision


La semaine dernière fut tourangelle où les couleurs du ciel et des paysages ont été bouleversantes, la brume sur Chaumont sur Loire, le soleil de fin de journée sur Amboise, la lune rousse sur le pont Napoléon et les couchers de soleil aux couleurs orange et violet sur Tours, où travail, sport et jeu de société se sont succédés, notamment au bar « Jeu du sort », permettant d’apprécier la douceur de vivre de l’endroit en compagnie de Marianne et Cédille.
Je récupère ensuite les enfants pour la deuxième semaine de vacances de la Toussaint et, profitant d’une invitation à un anniversaire pour Nine, nous passons faire un coucou impromptu à Papé et Mamoune ; Sur le départ, en sortant de l’appartement, Garance lève les yeux sur le plafond du couloir, avise une grosse tâche d’humidité et s’exclame :
« Papa ! Elle est pourtant pas vieille la maison parce que tu as vu ce qui ‘il y a au plafond ! Enfin, je dis ça, je dis rien ! ». 

Ce week-end, disparaissait Philippe Gildas. A la fin des années 80, il animait une émission que j’ose qualifier  de « culte » : « Nulle Part Ailleurs ». En compagnie de De Caunes et quelques autres, Les Nuls, les Guignols, les Deschiens, il donnait un véritable sens à la télévision, dont certains, aujourd’hui, essayent encore de s’inspirer, sans grand talent, il faut l’avouer. Au-delà de la qualité de l’émission, il est à l’origine de certains de mes plus grands fous rires, Didier l'Embrouille, Aquarium, Languedepute et Pine d’Huître doivent être bien tristes ce jour et si j’ai retenu une petite larme, surement un peu nostalgique de cette époque, les jeux de mots et la présence des enfants ont vite fait oublié cette morosité. 
A que... Au-revoir!
Ce matin, nous vérifions que tous les devoirs sont faits et je constate désabusé que Nine a une dizaine de pages de révision comme à son habitude de s’y prendre au dernier moment. Quant aux jumeaux, je leur fais réviser les chiffres en lettre. Si je suis persuadé qu’ils sauraient faire décoller la fusée Ariane en s’installant derrière le pupitre cela m’énerve de constater qu’ils ne savent pas écrire 13 et prend un malin plaisir à finir la dictée en leur demandant d’écrire : 2 357
Deux minutes plus tard voilà leur réponse commune :
Deux-mille-trois-cent-cinquante-sept
Papa : « Vous avez fait la même faute tous les deux, je relis la dernière phrase de votre leçon: On met un « s » à 100 (cent) et à 20 (vingt) si ils sont multipliés et si il n’y a rien après. Oups, c’est papa qui dit des bêtises… Vous n’avez pas de faute, mais on va voir si vous avez bien compris (il s’agit aussi de ne pas perdre la face non plus), écrivez-moi maintenant : 40600 »
Deux minutes plus tard voilà leur réponse commune :
Quarante-mille-six-cent
« Bon cette fois-ci vous avez fait tous les deux la même faute ! Relisez tous les deux la ligne de la leçon et faites la  correction »

Garance:  Quarante-mille-six-cens    -    Loup:  Quarante-mille-six-sent


samedi 6 octobre 2018

Visual Basic

Cela fait maintenant huit ans que je suis confronté au Garacien, langage codé et extrêmement imagé. Il a fallu quelques années de recherche pour mettre au point le décodage de ce langage mais aujourd'hui, je peux l'affirmer, je suis au top et n'ai plus besoin d'interpréteur, tout coule de source!

Garance: "Papa! Tu as encore des Kradicox?
Papa: "Oui ma puce, il me reste des TUC."

un, deux, trois...    713705

mercredi 3 octobre 2018

Maë

Le 3 octobre 2006 venait au monde ma première fille : Maë. Difficile de faire un classement des émotions tout au long d’une vie, mais la naissance du premier enfant reste surement le jour le plus heureux de la mienne. Je ne ferai pas de comparaison avec les autres car je les aime tout autant mais Maë est la première à m’avoir apporté cette impression de n’avoir plus d’autres rôles que celui de lui apporter le bonheur, la protection et la bienveillance.

Toujours théâtrale
Je serai tenté de faire l’éloge de cette fille, tant elle a toujours été un très bon exemple pour ces frère et sœurs, par ses résultats scolaires, par son implication dans ses nombreuses activités, par le fait qu’elle a dû gérer les absences, les séparations et les désordres de nos vies en restant tolérante, aimable et incroyablement forte, mais je lui répète déjà trop que je l’aime tellement !
Aujourd’hui, c’est son anniversaire ! Équipée du kit complet de l’amateur de roller, casque, coudières, genouillères, protection poignet, la voilà partie à toute allure sur les chemins aménagés. Dès le premier pas la voilà lancée telle Speedy Gonzales dans la position de l’œuf et en recherche constante de vitesse…

A donf... enfin quand elle veut!
Non, je déconne, elle marche et difficilement encore. Nine la soutient d’un côté, moi de l’autre et après trois pas, elle me regarde et déclare : « T’as vu papa ! Je me débrouille bien ! ».
Je ne me suis pas moqué d’elle, peut-être un petit peu, mais après une heure et peu de chutes, elle commence à patiner. Je sais qu’elle n’abandonnera pas et continuera à progresser et, quoiqu’il en soit, sache ma puce, que tous ces moments passés à tes côtés resteront pour moi des moments privilégiés.

Bon anniversaire Maë

mardi 2 octobre 2018

Emmenez-moi


Au début des années 70, les BAYARD ont déménagé de Crouy pour s’installer à Soissons. Si je garde d’excellents souvenirs de nos trois années au village, le chemin pour aller chercher le lait à la ferme, les courses de cycliste sous le portail du voisin, le ramassage de têtard dans la Jocienne, les pique-niques dans les bois, le réveil nocturne pour assister devant la télé du voisin à l’alunissage d’Apollo 11, les souvenirs du 17 rue de Mayenne sont malgré tout plus nombreux. Loin de moi l’idée d’en faire une liste exhaustive mais un mérite que j’y consacre quelques lignes. Mes parents avaient un tourne-disque sur lequel, on pouvait installer un pied au centre de la piste qui permettait d’empiler, selon le diamètre de celui-ci, soit des 45 tours, soit des 33 tours. J’ai toujours été fasciné par ce mécanisme et je me demande si l’on écoutait véritablement la musique ou si l’on attendait que le bras de lecture arrive au bout du disque, revienne sur son emplacement de repos et que le bras vertical libère le disque suivant pour enchaîner la musique. Je dis ça parce que la collection de disques de mes parents n’avait rien à voir avec la pléthore de musique à laquelle on a accès aujourd’hui : un peu de musique classique, Tchaïkovski et Prokofiev notamment, la collection complète des Brassens et Brel, la pièce de théâtre de Raymond Devos, « Les Pupitres », que j’ai dû écouter plus de 100 fois et parmi les autres artistes que la famille écoutait avant que Gilles ne fasse surgir de sa chambre les Beatles, les Stones, Deep Purple ou Led Zepelin, il y avait aussi Ferré, Ferrat, Montant et Aznavour. Avant de découvrir « Emmenez-moi », « La Bohême », « Je m’voyais déjà », « La Mama », « Comme ils disent »…, sur cet album, la chanson phare était:

Les Comédiens

Salut l’artiste, en haut de l’affiche éternellement !