lundi 11 janvier 2021

Idées Noires

 Lundi

Les enfants rentrent de l‘école, Loup en courant, Garance tranquillement. Loup m’interpelle : « Papa, comment c’est possible qu’un enfant qui n’a pas encore eu une vie, meurt ? ». Je reste sans voix et sans réponse. Garance me tend son cahier dans lequel je dois lire un encadré : la petite Mélodie, élève de Cp est décédée d’une tumeur au cerveau pendant les vacances, Louis, son frère, dans la classe des jumeaux est absent. Une cellule psychologique est mise en place à l’école… Dire que je me plains d’une sciatique qui s’est invitée le dernier jour de l’année, les larmes me viennent aux yeux : idées noires!

Mardi

Je pense à J. Plus de 15 ans maintenant, presque 20 et toujours les mêmes pensées, les mêmes sentiments. Et si j’avais tenté ma chance ? Cela n’aurait peut-être rien donné, mais je ne peux m’empêcher d’y penser, d’imaginer ; un autre aiguillage vers une aventure différente. Cela veut aussi dire pas de Maë, de Nine, de Loup, de Garance ! Inimaginable aujourd’hui, impensable. Elle doit être heureuse, je lui souhaite, elle était tellement jolie. J’ai mal partout et je ne dors pas : idées noires!

Mercredi

Première traction pour étendre les vertèbres cervicales. Je délaisse la morphine pour la cortisone, on verra. Reims, marchant sur le trottoir en retournant à ma voiture, je reçois un œuf dans le dos ! Je reste coi! J’ai beau regarder autour de moi, aucune revendication, aucune explication, aucune raison ! Un acte gratuit qui a du faire marrer l’individu qui perd son cerveau à chaque fois qu’il se rend aux toilettes. De très mauvaises pensées me traversent : idées noires!

Allez, un peu d'espoir...

Jeudi

Elle m’appelle, elle est en détresse ! Au ton de la voix, je sais que l’alcool s’est associé aux médicaments. Une nouvelle fois ! Lui est parti, ne pouvant plus supporter ce que je moi-même je supportais il y a quelques années. Des problèmes de réseau vont compliquer cette conversation inutile. Je n’ai pas envie de rappeler, mais je culpabilise alors je rappelle. Encore un monologue où il ne servira à rien de donner des conseils, de l’espoir, un peu d’envie de regarder vers demain. C’est l’anniversaire de Mamoune et j’ai failli oublier : idées noires!

Vendredi

Bien sûr, je peux garder les enfants ce week-end exceptionnellement. A dire vrai, après une semaine comme celle-ci, je suis plutôt content. Le soir, on s’installe dans le canapé pour une soirée musique. Nine préfère aller bricoler et Loup bouquine à côté de nous, Maë fait la programmation, Garance et moi, ajoutons quelques titres. Cela va de la pop-rock anglo-américaine, de la country à une variété bon ton. Coldplay, Imagine Dragons, Panic at the Disco, Avicii, Pomme… Si les paroles de certaines chansons résonnent clairement avec cette semaine difficile, ce fut une très bonne soirée : bonne idée!

Avicii - The Nights 

Imagine Dragons - Believer 

Panic! At The Disco - High Hopes 

Pomme - Les Cours d'Eau

Don't Stop Believin' | Glee

Coldplay - Paradise

Maroon 5 - Memories

Pomme - Désenchantée

Imagine Dragons - Whatever It Takes

Coldplay - The Scientist

Tom Gregory - Fingertips

Peter Gabriel - Sledgehammer

...

dimanche 6 décembre 2020

J'ai mal

Ce matin, je me suis réveillé… non en fait, je me suis levé ou plutôt j’ai rampé hors du lit tout doucement pour essayer d’éviter cette douleur qui me paralyse totalement le bras gauche dans une douleur que je n’arrive pas à maîtriser. Encore une fois, raté, putain d’hernie. Ensuite, en prenant une pose située entre Quasimodo et Agecanonix, j’essaye de m’habiller autour de cette minerve qui devient au fil du temps un goitre symbiotique et familier. C’est drôle de penser que je ne peux plus m’en passer même pour trouver une position reposante dans le lit. Comme si cela ne suffisait pas, les coliques néphrétiques ont repris, du coup quand les deux douleurs vont de concert, j’assiste à un cocktail maléfique allant de la colonne, l’épaule, le bras, la poitrine et la hanche sans un seul moment de répit. Alors je prends ma cortisone en cherchant encore son intérêt sinon de m’avoir fait reprendre les kilos, le petit cachet d’opium qui va apaiser la douleur une paire d’heure mais il faudra attendre une demi-journée supplémentaire pour pouvoir en reprendre un autre. Ensuite, gloire à Netflix. Il faut trouver une position confortable dans le canapé, une qui repose le bras et c’est parti pour un appel du vide. Cela dit, je dois avouer que je suis resté scotché par quelques séries : Glee, Glow, The End of the Fuc… World, La partie de la Dame, Hollywood, Atypical, Community, Santa Clara Diet, Love...  

Alors que le calme était là après une bonne heure sans bouger, mon portable sonne et une amie très proche m’annonce, désespérée, qu’elle a été victime d’un pervers sexuel, un pote à moi. Une heure et demie d’appel, un record pour moi, et une situation dans laquelle je me retrouve démuni. J’essaye bien les paroles apaisantes, les non solutions et impossible de bouger sinon l’envie terrible d’aller frapper à la porte de cet individu et me demandant ce que pourrait être la suite… Moi qui cherche toujours à éviter les conflits, je me sais incontrôlable dans des situations qui m’affectent autant. Du coup, je me suis levé, du coup, j’ai eu mal, double peine. Mais qui peut rester assis dans son fauteuil, sans bouger en se demandant à chaque instant si cela va s’améliorer. J’ai allumé mon ordinateur et je suis allé sur le site du Téléthon. J’ai fait un don. Moi, je peux m’apitoyer un peu sur mon sort, et puis il y a des solutions, j’espère ; Mais pour ces gamins en fauteuil roulant qui doivent supporter cette attente et les nouvelles désastreuses du monde extérieur en gardant un courage exemplaire, il n’y a pas autre chose à faire. Allumez votre ordinateur ou votre portable et faites un don !

lundi 15 juin 2020

Joyeux Anniversaire

15 juin 2010, les jumeaux ont 10 ans

Joyeux anniversaire ma Garançounette et mon Loulou

Toute la famille est là, le dé confinement a du bon

Il est temps d’écrire quelques mots pour rendre compte de la situation étrange qui nous a réunis pendant presque 2 mois et demi.

On va oublier les postures imbéciles des uns et des autres pendant cette crise dont la télévision nous a abreuvée, ainsi que celles rencontrées au cours de nos brèves sorties pour se concentrer sur cette école improvisée à la maison et les moments d’émotion partagés sur certains réseaux et notamment WhatsApp qui fut le refuge privilégié de tous mes groupes de potes.

Il y avait un plaisir étrange à dialoguer, jouer, rire avec eux et la famille sur cette situation que nous partagions,  séparés parfois de quelques milliers de kilomètres, parfois à portée de vue… Drôle de situation dans laquelle les distances ne veulent plus rien dire mais dans laquelle il faut les garder.

Bref, on a beaucoup joué, heureux dans ces moment-là d’avoir une ludothèque bien fournie. Citons notamment, Love Letter, Karuba, Time BombWelcome, The MindSub Terra… On a beaucoup ri et Garance, beaucoup pleuré.

On a bien travaillé aussi, et si je dois reconnaître que je ne serai jamais un bon maître d’école et malgré mes sautes d’humeur, je suis sacrément fier de vous quatre.

Dans ces jours qui se sont suivis comme si l’on était un lundimanche répétitif, un projet a mobilisé Loup et la famille : le chantsigne. A la demande de son association, le SESSAD, il a dû coder en langue des signes une partie de la chanson de Calogero sur le confinement, « On fait comme si ». Maë, Garance ou Nine à l’ordinateur, Papa à la vidéo, Loup s’est plié à cette gymnastique sans jamais ronchonner ou s’énerver malgré les multiples prises. Le résultat est magique, mais je suis mauvais juge, alors je vous laisse le découvrir ici.

Et puis, cela a aussi donné quelques fous rires, dont voici les principaux :

Garance (géométrie) : « Il y a quatre types de triangle : le triangle équilatéral, le triangle isocèle, celui qui a quatre côtés égaux et le dernier dont je ne me souviens pas comment il est ! »

Loup (le verbe être au passé simple) :

Je fus
- Tu fus
Il fut
- Nous fûmes
- Vous fumez

Garance (On regarde un épisode de « Modern Family »)
- Axel : Maman, Haley m’a foutu la honte en classe quand le professeur a demandé de donner un nombre premier elle a répondu 8. Maman, tu te rends compte ? 8 !  
- Garance : Ben elle a raison, 8 fait partie des premiers nombres !

Nine (à propos de la série SUITS)
- Maë: SUITS, ça veut dire "Société Universelle Intégrée dans des Toilettes Suicidaires"
- Papa: Pas mal Maë
- Nine: Sans rire papa, c'est ça que ça veut dire?

mardi 26 novembre 2019

Pokémon acéen


6 mois sans revenir à ce blog qui ponctuait pourtant ma vie et celle des enfants ces dernières années. Ce n’est pourtant pas les sujets qui ont manqué, une nouvelle vie, un déménagement, des travaux, des sorties, des vacances, des rentrées, des soirées… Mais l’envie n’y était plus, un peu à l’image des sorties sportives sporadiques où le laisser aller a laissé place à la facilité et qui va m’obliger à redoubler d’efforts pour perdre les quelques kilos superflus qui en ont profité pour s’installer confortablement…
Alors pourquoi reprendre le chemin de la page blanche pour rompre un silence qui semblait définitif ? 
Encore et toujours des jeux de mots savoureux des enfants qui m’ont fait pleurer de rire !

Le premier jeu de mot est arrivé ce weekend. Alors que les ouvriers avaient éventré la maison pour installer les nouvelles portes et fenêtres, j’emmenais les enfants prendre notre repas chez Buffalo Gril. Après la commande des menus, pour tuer le temps, nous passons notre temps à faire des petits jeux. Devinettes, rébus et charades sont au rendez-vous quand Loup se lance dans la charade à tiroir :

« Mon premier fait mal
Mon deuxième est une consonne
Mon troisième est ce que dit une personne qui a un rhume
Mon tout est le Pokémon le plus célèbre

Réponse Pique - K – Atchoum »
 
Pas l'air enrhumée la bestiole


Et puis la perle est venue de… Garance, la spécialiste !
Les jumeaux ont un devoir sur notre village. Ce matin, je vois rouge car Loup m’annonce ce devoir oublié une grosse demi-heure avant de partir pour l’école. L’ordinateur allumé, voici quelques questions et réponses orales de Garance avec l’aide d’Internet :

Comment s’appelle notre village ?
« Acy »

Quelle est la population ?
« 1008 en 2016 »

Comment s’appellent les habitants ?
« Ben papa, c’est pas possible, il y en a tellement ! »

lundi 20 mai 2019

Un tout petit Monde


Dans le monde des jeux de société, et plus particulièrement des jeux de société modernes, il y a les passionnés, les intéressés, les intermittents et les indifférents. Je ne ferai de surprise à personne en déclarant que je fais partie de la première catégorie. Tant sur le plan de l’objet que sur le plan de la jouabilité, en règle générale, tout me plaît dans les jeux que j’achète ou que je teste avec la famille, les potes, les collègues ou l’association. Il arrive que je puisse être déçu, non pas parce que le jeu s’avère mauvais à mes yeux, mais plutôt parce qu’il n’est pas nécessairement adapté aux joueurs à qui je le fais tester. Il n’est pas question non plus de se croire le meilleur, l’expérience acquise désormais prouve qu’il faut s’avoir resté humble et que si l’envie de gagner doit toujours être présente, accepter la supériorité de l’autre lorsque l’on perd est tout aussi importante. Pour preuve la dernière partie du Roi des Seaux avec les enfants Après avoir construit une pyramide ultra stratégique, papa a été élu Roi des Sots alors que Garance écrasait tout le monde après avoir subi les sarcasmes de son papa en début de partie sur la réalisation de sa construction.
Papa éliminé, Nine et Loup en sursis, Garance jubile
De passage sur Blois, vendredi dernier je suis revenu avec un petit jeu de Roll & Write, RailRoad Ink, édition rouge dans mes bagages, sachant que cette mécanique plairait tout autant à mes enfants qu’à mes amis. Je n’ai pas été déçu de l’accueil du jeu chez les enfants qui ont été excellents ; Maë l’a emporté, Loup et papa ex aequo, puis Nine et enfin Garance mais tous dans un mouchoir de poche. Ce qui est particulièrement plaisant dans ces petits jeux, comme Welcome, Karuba ou Take It Easy, c’est que jouant avec les mêmes données, personne ne fait la même chose, personne n’adopte la même stratégie et bien souvent les enfants comprennent mieux les directions à prendre…
Tant de possibilités...
Mais revenons à ce si petit monde. Au début du mois de Mars, je souhaitais acquérir deux jeux que j’estimais incontournables pour une ludothèque digne de ce nom (bien sûr, cela n’engage que moi !): Wingspan, un jeu de collection d’oiseaux et Museum, un jeu de collection d’objets. Nous sommes là dans la catégorie famille +, aux portes du jeu expert.
Peut-être les deux meilleurs jeux de 2019...
Wingspan : après une première partie à l’association en mode compétition ; puis une seconde en mode ouvert, le verdict est sans appel : génial, aussi beau qu’intéressant, bref le must ! Catastrophe, rupture de stock chez l’éditeur, il ne sera disponible qu’en août prochain. Museum : encore un jeu magnifique, encore deux parties jouées et la même envie de posséder l’objet, les illustrations de Vincent Dutrait sont « amazing ». Cela dit celui-ci est financé sur la plateforme KS et la version des financeurs  semble beaucoup plus intéressante que la version du commerce. La patience n’étant pas mon fort, je me connecte sur Okkazeo, le site d’échange des jeux de société, et si Wingspan s’avère vraiment introuvable, un membre de Laon propose la revente de son Museum KS. Ni une ni deux l’affaire est conclue entre VOST et Renb17, rendez-vous sur le parking de Darty pour faire la vente. Aussi, Lorsque vous voyez arriver la voiture du client avec lequel vous travaillez depuis 20 sur son logiciel de gestion de dossiers, je vous laisse imaginer l’ambiance de l’instant quand l’on passe du bonjour à « c’est avec toi le rendez-vous !! ». Il s’avère que VOST est à l’origine de l’association « Laon’ faire des jeux » et que lorsque l’on se retrouvera très prochainement autour d’une table, Le Meeple et L’enfer ne parleront surement pas boulot !
Une partie de Ganymède avec Loup: le meilleur jeu de ma ludothèque... peut-être.




dimanche 31 mars 2019

Comprenne qui voudra


On se demande toujours comment réagir devant la bêtise, quelle peut être la stratégie devant ces pourvoyeurs de fake news sur les réseaux sociaux ou ailleurs, les menteurs à répétition des extrêmes, et d’ailleurs aussi, et les simples d’esprit qui sont prêts à les croire et pire, qui les croient sans essayer de s'informer… La chasse aux sorcières actuelle nous ramène mille ans en arrière, rien ne change, on n’apprend pas. 
Si seulement...
Arrivant à la fin du livre de Schmitt, « La Part de l’Autre », dont le thème du livre est de faire opposer à la montée du dictateur celle d’une vie d’un peintre devenu célèbre s’il avait été admis en école des beaux-arts, l’auteur, en épilogue insiste sur la peur, le danger d’un jour basculer vers cet autre… Cet autre que parfois je retrouve en moi, quand au volant, je vois arriver derrière moi, un imbécile qui prend un malin plaisir à sucer mon pare-chocs, en espérant soit que je m’arrête, soit que je prenne le risque comme lui de perdre 4 points sur mon permis ; comment lui faire comprendre qu’il est con puisqu’il ne comprendra pas.
En regardant une image d’archive sur Pompidou et sa réaction face au suicide d’une professeure en citant Eluard, je me suis connecté pour lire et récupérer ce poème que je trouve adapté à la situation du moment…

Comprenne qui voudra
Poème de Paul Éluard - 1944

« En ce temps-là, pour ne pas châtier les coupables, on maltraitait les filles. On alla même jusqu’à les tondre. »
(Phrase d’exergue au poème)

Comprenne qui voudra
Moi mon remords ce fut
La malheureuse qui resta
Sur le pavé
La victime raisonnable
À la robe déchirée
Au regard d’enfant perdue
Découronnée défigurée
Celle qui ressemble aux morts
Qui sont morts pour être aimés

Une fille faite pour un bouquet
Et couverte
Du noir crachat des ténèbres

Une fille galante
Comme une aurore de premier mai
La plus aimable bête

Souillée et qui n’a pas compris
Qu’elle est souillée
Une bête prise au piège
Des amateurs de beauté

Et ma mère la femme
Voudrait bien dorloter
Cette image idéale
De son malheur sur terre.

Texte initialement publié dans Les Lettres françaises du 2 décembre 1944, avec ce commentaire : « Réaction de colère. Je revois, devant la boutique d’un coiffeur de la rue de Grenelle, une magnifique chevelure féminine gisant sur le pavé. Je revois des idiotes lamentables tremblant de peur sous les rires de la foule. Elles n’avaient pas vendu la France, et elles n’avaient souvent rien vendu du tout. Elles ne firent, en tous cas, de morale à personne. Tandis que les bandits à face d’apôtre, les Pétain, Laval, Darnand, Déat, Doriot, Luchaire, etc. sont partis. Certains même, connaissant leur puissance, restent tranquillement chez eux, dans l’espoir de recommencer demain. »

Outre la poésie, la littérature, il y a d’autres moyens pour me sortir de mes colères ou de mes petits découragements, dont l’innocence des enfants. Alors pour finir sur une note plus gaie, voici un florilège des derniers fous rires :

Garance :
-          Papa, j’arrête de manger du popcorn, car au bout d’un moment ça fait mal au cerveau.
-          Papa, c’est celle-là si je me trompe !
-          Papa, on est arrivé, c’est cette maison, je m’en souviens comme deux gouttes d’eau.
-          Maë, tu as menti ! Tu es accugé vendu !

Maë : « On dirait qu’un tsunami est passé par là ! »
Papa : « Tu sais ce que c’est ? »
Maë : « Oui, c’est une grosse vague qui détruit tout sur son passage ! »
Nine : « C’est possible ça ? »
Papa : « Qu’une vague puisse tout détruire ? »
Nine : « Ah, une vague, j’avais compris une vache ; je me disais aussi, une vache qui détruit tout sur son passage… »

Loup : « Papa, Nine et Maë m’ont dit que quand tu étais plus jeune, tu étais amoureux de maman ! C’est possible ça ? »
 
Loup et Garance: autoportraits