mardi 24 octobre 2017

Posology

« NUROF.. FLASH », médicament interdit aux enfants de moins de 12 ans et aux femmes enceintes
Garance : « Papa, j’ai compris ; en fait, comme la femme est enceinte, elle a un bébé de… je ne sais pas, un mois, deux, trois, quatre, cinq mois et comme le bébé il a moins de 12 ans et bien il a pas le droit de prendre le médicament et la maman non plus du coup! »
Papa : « C’est ça ! »
Pour aller au boulot, c'est sans ordonnance
Loup : « oua iz ou neill ? »
Papa : « Quoi ? »
Loup : « What is your name ? »
Papa : « Renaud »
Loup : « Are you a boy or a girl ! »
Papa : « A boy:! »
Loup : « Ah bon, tu sais? »
Papa : « Bien oui ! »
Loup : « Alors toi aussi tu as fait la classe de CP-CE1 ! »

dimanche 15 octobre 2017

R.I.R.(E)

Bon, on ne se refait pas: anxieux on naît, anxieux on est!
Après une semaine délicate au niveau professionnel, un vendredi 13 délicat au niveau familial et donc une terrible série de nuits sans sommeil, une semaine sans énergie et deux sorties soldées par un arrêt après à peine 3 kilomètres, explosion en vol, le moral était dans les chaussettes.
Au niveau de l'équipe, c'est pas le top non plus: Daniel a la forme mais se prend un scud professionnel injustifié le vendredi 13, Thomas ne se sent pas en forme et Christian nous texto-te une aponévrosite plantaire qui le place sous cortisone, course menacée!
Dimanche matin, l'équipe se met en route pour parcourir le semi-marathon avec une terrible angoisse de ne pas atteindre les objectifs fixés: 1 H 40 pour Thomas et Daniel, finir pour Christian et moi, et si possible aux alentours de 1 H 50. Les doublons se forment et la course démarre sous un soleil autant radieux que bien venu!
Une nouvelle fois sous le soleil: une tradition!
Thomas et Daniel, après un départ prudent, nous laissent nous bagarrer avec nos doutes: Christian a mal mais ne le dit pas, je ne suis pas bien mais la tète fonctionne et les kilomètres défilent sur un rythme inespéré compte tenu des circonstances. Je n'arrête pas de manger et boire, Christian, rien! c'est un cyborg. Cormontreuil, Taissy, St Léonard,  les panneaux se succèdent jusqu'à 16 kms où la meneuse d'allure pour 1 H 45 nous rejoint. Cela devient un point de mire, une cible à ne plus perdre de vue, on se parle, on se soutient, les derniers kilomètres sont terribles, on serre les dents et on passe la ligne d'arrivée en roue libre en 1 H 46' 28": inespéré compte tenu des circonstances! Après la ligne, on retrouve nos deux poteaux: Thomas, 1 H 39' 16", en toute modestie, le meilleur, Daniel, 1 H 39' 57", le plus heureux des hommes!
La matinée s'achève sur une bonne bière et une choucroute que le soleil nous permettra de savourer sur la terrasse, en compagnie de Romane, Brigitte, Christophe et son fils; bien sur, on refait la course, un peu, mais surtout on profite de ces moments très chaleureux quand on se retrouve ensemble: elle est pas belle la vie?


Nok, Nok, Nok on heaven's door
Spéciale dédicace pour Christian: "Knocking on heaven's door"; écoutée, approuvée, reconnue, savourée!

jeudi 5 octobre 2017

Patchwork

La période de remise en forme se termine… Un nouveau départ devrait se prendre dès la semaine prochaine et plusieurs opportunités se dessinent alors l’étau se desserre autour de la poitrine. Je profite donc de ces ultimes moments de répit pour faire l’article d’un petit peu de tout.
En hauteur à la Hottée
C’était l’anniversaire de Maë, le 3, l’occasion de passer un peu de temps en famille, pour offrir les cadeaux, d’abord, et rendre de menus services ensuite. La maman ayant des rendez-vous prévus l’après-midi, me laissa donc les six frère et sœurs. Avec Maë, Nine, Garance et Loup, la famille s’est agrandie: Eurydice, 2 ans et demie, qui m’appelle tonton, a choisi le bon moment pour me prouver qu’elle était « propre » ; Quant à Siobhan, 1 mois et demie, ce bébé m’a fait renouer avec le biberon, les massages de tête, les guiliguilis et les « fais dodo »…

Tom Petty nous a quitté ce même jour ; Il était de ces artistes qui collait à ma génération et j’aime assez la formule d’Antoine De Caunes le qualifiant de Bruce Springsteen de la côte ouest ; je continuerai à avoir une pensée pour lui en réécoutant « Breakdown », « Refugee », « Learning to Fly », « Into The Great Wide Open »…. Le groupe qui l’accompagnait s’appelle les « Heartbreakers » et il est mort d’une crise cardiaque lui qui n’en manquait pas...

Quelques bons mots notés ces derniers jours :
En tête à tête dans la cuisine :
- Garance (7 ans): « Papa, c’est quoi un apôtre ? »
- Papa : « Comment t’expliquer simplement… Imagine que Jésus était un maître d’école, et bien les apôtres étaient ses élèves. »
- Garance : « Comment ça se fait que quand on est grand, on sait tout ? »
En balade autour d’un étang :
- Loup (7 ans) : « Papa, tu as déjà pêché ? »
- Papa : « Oui, quelquefois, mais je n’aime pas ça ! »
- Loup : « Je comprends, si tu attrapes un poisson, ses parents, ses enfants, ses frères, ses sœurs se retrouvent tout seul, ils sont tristes et ce n’est pas bien ! »
Avant le départ à l’école :
- Maë : « Araignée !! Araignée !! »
- Nine : « Papa, il y a une énorme araignée dans le bureau ! »
- Papa : « Où ça ? »
- Garance : « Par terre, sur le mur ! »
Construction d'une cabane à "La Folie"
Pour le départ d’une collègue, Estelle, je voulais lui offrir un disque ; Au final, j’ai trouvé plus judicieux de lui concocter une playlist, avec l’intégralité des albums en prime, sur une clef USB, elle, qui me surnommait, le maître chanteur avec humour ! En fait, je n’ai pas réussi à faire un choix entre 3 albums qui m’ont regonflé le moral à ce moment-là ; trois pépites, trois styles: 
- Steve Wilson, “To the Bone” (Pariah, un slow rock "amazing")
- The War on Drugs: “A Deeper Understanding
- LCD Soundsystem: “American dream
Je me lasserai surement du troisième, mais pour le moment, ça tourne en boucle…

222 kms courus le mois dernier, mes Glycerin ont fumé ! Le 15 octobre prochain, une nouvelle course nous attend ! Daniel, Thomas, Christian et moi remettons nos maillots pour le semi-marathon de Reims : sas bleu, 1h40, ce qu’aucun de nous n’a réalisé jusqu’alors. Si Thomas a décidé de courir après le drapeau et je l’en crois capable, si je souhaite à Daniel et Christian de battre leur record, pour moi, un temps autour d’1h45 me contenterait ! Mais je me connais, si la forme et le moral sont là, je vais avoir du mal à les laisser partir sans moi…

Les jumeaux, j'aime...
Maë, Nine, les malines...
Pour finir, une série canadienne, entre "Kaamelott" et "Max la Menace", un format de 8 minutes, avec l'accent quebecois en prime alors si vous aimez le loufoque, suivez le lien. Personnellement, ça me fait pisser de rire mais je suis bon public...

vendredi 15 septembre 2017

Kim Kong

Dans cette période d’interrogation, de légère dépression, d’impasse personnelle, la télé n’est vraiment pas un réconfort tant l’indigence des programmes frise la nausée et malheureusement, avec la rentrée, le pire du PAF s’expose, s’étale, se déverse aux heures où l’audimat bat des records.
Aussi, quand on tombe, étonné, sur une série rafraîchissante, il ne faut surtout pas bouder son plaisir. En l’occurrence ARTE diffusait jeudi soir une mini-série, trois épisodes en une seule soirée dont le titre, Kim Kong, était déjà une sacrée promesse. Inspiré d’un fait réel, dont il est inutile de préciser le pays d'origine, un réalisateur, Mathieu Stannis, est kidnappé par un dictateur qui va lui demander de réaliser un film de propagande de son régime « démocratique ». Ce dictateur, artiste à ses heures, lui impose un scénario d’une version revisitée de King Kong, dans laquelle le grand singe lutte avec le régime contre les armées impérialistes américaines, bref, un chef d’œuvre destiné à Cannes. Que faut-il dire de plus pour vous convaincre d’essayer de la revoir :
1) C’est Jonathan Lambert qui joue le réalisateur, il était également Maximus dans la série Péplum ; il est brillant tant dans les moments drolissimes que dramatiques (on apprend vite qu’il ne faut pas trop titiller le dictateur).
2) Le producteur est joué par Frédéric Chau ; il n’y connaît rien en cinéma mais est extrêmement motivé ; grand moment culte lorsqu’il résume le film de Truffaut, « les 400 coups » pensant qu’il s’agit d’un film de Kung Fu.
3) Christophe Tek joue le commandeur, celui qui n’a jamais pleuré de sa vie et qui est sorti du ventre de sa mère en chantant l’hymne patriotique. Ce personnage, plus vrai que nature, forte ressemblance avec un dictateur de la région, fait autant rire qu’il peut faire peur.
Vers la bande annonce...
4) Une petite équipe d’acteurs d’origine asiatique, un chef opérateur hurlant et ne sachant pas cadrer, une comédienne enfermée dans un jeu de propagande, un bègue au clap, tous aussi bons les uns que les autres avec, en prime, un ambassadeur français, caricaturé à l’extrême, qui déclenche le fou rire à chaque apparition.
5) Des scènes extérieures tournées en Thaïlande ajoutant une touche d’exotisme à des décors urbains très réussis, tant intérieurs qu’extérieurs, donnant à ce pays imaginaire une crédibilité certaine ainsi qu’une légère chair de poule.

La série est une comédie et n’est pas démagogique, elle délivre quelques jolis messages sur le cinéma et la création, on y trouve beaucoup de références à des scènes cultes, Truffaut, mais aussi Spielberg ou Cameron, pas d’élitisme, et les quelques larmes versées nous feraient presque espérer que le monde pourrait être sauvé malgré les quelques illuminés qui nous gouvernent.

jeudi 10 août 2017

Dans la chaleur de la nuit

Un train entre à Sparta, petite ville du Mississipi, un homme en descend, Virgil Tibbs, il est noir.
L’action se passe en 1966.
Un riche industriel vient d’être tué dans les rues de la ville et Tibbs est immédiatement arrêté : il a de l’argent et il est noir, il n’en faut pas d’avantage…
Pour Gillespie, le shérif de la ville, détesté, solitaire, sectaire et impulsif, le doute n’est pas possible.
Seulement voilà, Tibbs est flic, lui aussi, et un bon, à qui on va demander de résoudre l’affaire.
Il va falloir que les deux s’associent et aucun n’en a envie.
'Dans la chaleur de la nuit' est un film de Norman Jewison, la musique est de Quincy Jones et la chanson du titre est interprétée par Ray Charles.
Sidney Poitier joue le rôle de Tibbs et Rod Steiger, oscarisé pour ce rôle, celui de Gillespie et rarement un duo d’acteurs n’aura été autant inspiré que dans ce film.
La scène finale: mythique
L’histoire se passe seulement un an après les lois contre la ségrégation, et le film a été interdit aux moins de 13 ans à l’époque.
Pourtant, le film ne donne pas de leçon, il montre seulement une réalité, les hommes ne changent pas si facilement… La chaleur et les tensions sont parfaitement rendues.
Au contact de Tibbs, quelques-uns seront ébranlés et notamment Gillespie, qui progressivement, imperceptiblement va évoluer. 

Le final du film est une apothéose, un chef d’œuvre, qui résume à lui seul tout le film : Gillespie porte la valise de Tibbs, surpris, jusqu’au train, lui serre la main, dit au-revoir et s’en retourne. On sent Tibbs déçu mais résigné et il commence à monter dans le train. A ce moment-là, Gillespie se retourne et l’apostrophe «Virgil ! Faites attention, entendu ? » et le sourire qui les unit sur la musique de Quincy et la voix de Ray pour dire que tout ça n'aura pas été inutile, est peut-être, voire surement, ma scène de film préférée.


dimanche 30 juillet 2017

Superstition


Les vacances se terminent et ces trois derniers jours ont été riches en émotion.
Le dernier jour au pont du Gard s’est passé en canoë, 7 kms sur le Gardon en passant par les gorges et sous le fameux pont. Nine et Garance sont drivées par Tracy, leur cousine et Lisa, son amie, quant à papa, il embarque Loup et Maë pour 4 heures de navigation et de pauses sous un soleil de plomb ; si les enfants sont bien protégés, moi j’ai oublié les pieds et c’est deux écrevisses qui nous ramènent au camping mais qu’importe, tout le monde a mis la main à la rame et a apprécié le voyage.
Pause déjeuner
Samedi, nous rejoignons Montpellier où les enfants passeront quelques jours chez leur tante. Après des au-revoir difficiles, je regagne Nîmes où je profite de la fin d’après-midi pour visiter les arènes, la place carrée, monter à la tour Magne et entrer dans le temple de Diane. Dimanche matin, en courant, je refais le parcours en ajoutant la cathédrale, le vieux Nîmes et les jardins de la fontaine, belles balades en tout point.
Les arènes de Nîmes

Les jardins de la fontaine
Aux portes de la Camargue, je pousse jusqu'aux Saintes-Maries-de-la-Mer, si le paysage est splendide, nous sommes cul-à-cul à nous rendre dans ce bourg ce qui gâche un tant soit peu le voyage ; déçu par ce lieu qui ressemble finalement à un Berck méditerranéen et ayant connu ce dernier lors de l’été 76 je ne pourrai même pas dire lequel est le plus chaleureux ; pourtant, baguenaudant près de l’église, je me fais alpaguer par une gitane qui me pique la médaille de Sainte Sara sur le buste et m’entraîne vers le mur de l’église en me prenant la main gauche; je me suis senti hypnotisé par son regard et sa beauté ; bien sûr, j’ai eu droit à mon vœu, à mes prédictions, à dire Amen plus de fois que je ne l’avais dit de toute ma vie, et, pour le sérieux de l’exercice et une certaine appréhension, me faire délester d’un petit billet.
Souvenir des Saintes

Après les Saintes, c’est Arles qui se trouve sur la route, une halte historique pour admirer les arènes et le théâtre antique. 
Arènes d'Arles
Puis je regagne Salon pour aller voir Valérian au cinéma, l’adaptation d’une de mes bédés fétiche, pas enthousiaste mais satisfait. J’ai décroché la médaille de Sainte-Sara, mais, par superstition peut-être, je l’ai accrochée à mon porte-clés car la gitane m’a fait répéter mon vœu : « Du bonheur pour mes enfants ! », si je suis sincère, il se réalisera! En revenant du cinoche, j’ai reçu des photos des 4 loulous avec la banane à la patinoire : j’aime à croire que c'est un début…
Que du bonheur...