mercredi 15 mars 2023

Le Retour des petites phrases...

 Avec Garance, il y a toujours des surprises avec un parfait équilibre entre l'agacement insupportable et le rire incontrôlable.

Chaque action, chaque parole, chaque posture peut autant m'enchanter que m'insupporter. Mais, avec l'âge peut-être, elle avait un peu cessé les petites réparties qui me laissait totalement coi ou hilare pour un moment...

Miracle ce midi, lorsque sur France Info, le journaliste évoque la possibilité du gouvernement à "dégainer" le 49.3 au sujet de la réforme des retraites

Garance: "Papa, c'est quoi le 49.3?"

Papa : "Comment t'expliquer! En France, il y a deux pouvoirs, le pouvoir exécutif et...

Garance : "Quoi? On continue à tuer des gens?"



samedi 6 mars 2021

Le Mur

Le mur est tombé !
Que c’est con un mur !
Si encore, il tombait
Du bon côté
Mais non,
Trop con !
Il faut qu’il tombe sur ma voiture.
Qu’il est con ce mur !
Un expert est passé
Pour m’annoncer
Que je ne suis pas assuré !
C’est vraiment moche,
C'est pour ma poche,
Que c’est con un mur !
Une hernie discale,
Une hernie lombaire,
Un calcul rénal,
Et quelques crises de nerf
Pour accueillir enfin,
Le dégel au matin
Qui fit tomber ce mur
Sur ma voiture.
Après 2020,
2021
Putain !
Bon, on est qu'en février...


Révision des conjugaisons:
Papa: "Garance, écris: je vais marcher au parc"
...
Papa: "Bravo, aucune faute! Tu peux me dire quel est le temps du verbe aller?"
Garance: "Euh... le passé"
Papa après quelques secondes pour laisser tomber la pression à son maximum depuis les exercices sur les fractions: "Tu peux me décliner le verbe aller au présent?"
Garance : "Euh!... Ben... Je... pars?"

Toi, ma fille, je te conseille vraiment de faire le mur.

dimanche 14 février 2021

Terre! à Tribord

 Ce week-end les enfants sont à la maison. Comme je ne suis pas encore super vaillant, j’en profite pour organiser une matinée ménage. Je m’occupe des salles de bains, des toilettes, de la chambre, chaque enfant a sa chambre à faire, aspirateur et poussière, plus deux paliers et les escaliers. Reste en commun, la pièce à vivre, cuisine-salon-salle à manger. Les enfants sont motivés, une maison propre est la condition sine qua none à l’accès à 17 heures aux claviers d’ordinateur, l’après-midi étant consacré aux jeux de société. Du chantage ? Oui, j’assume, mais si je les écoutais, ils seraient dès le matin sur leurs jeux en réseau et ne les quitteraient que le soir venu.

Il y a un an, le Futuroscope

On commençait à parler de la pandémie

On était insouciant quand un mois plus tard...


Tout se passe à merveille et la poussière est battue à plate couture et reste à nettoyer la télé qui garde des séquelles du dernier passage goûtesque de leurs deux demi-sœurs, Eurydice et Siobhan. Un mélange dont je n’ose analyser le contenu, de la terre peut-être avec du Nutella, bref, une espèce de pâte dont elles ont le secret.

Après avoir nettoyé l’écran, je me recule avec Garance

« Tu vois encore une tâche sur la télé, ma puce ? »

« Oui, papa, sur la droite ! »

« Ah oui, tu as raison ! » et je pars nettoyer ladite tâche quand j’entends Garance derrière moi

« Ah ? Cette droite-là ! »


dimanche 31 janvier 2021

Tableau: "La Fin du Monde" par Garance

 

La fin du monde aaaa

« Tu as changé mon fond d’écran sans me le demander Garance ? »

« Oui, c’est moi qui ai fait le dessin ! »

« Je m’en suis douté parce qu’il y a une grosse faute. »

« Je sais, il faut mettre un L apostrophe au début »

« Oui, mais il y a une autre faute à la fin du mot. »

« Il faut ajouter un R et un E »

« Non, le verre c’est pour boire, pour t’aider on peut dire Universalité »

« J’ai compris, il faut mettre un accent ! »


Au fond de moi, je me dis que j’ai bien fait de ne pas avoir choisi d’être Unçtituetheure

lundi 11 janvier 2021

Idées Noires

 Lundi

Les enfants rentrent de l‘école, Loup en courant, Garance tranquillement. Loup m’interpelle : « Papa, comment c’est possible qu’un enfant qui n’a pas encore eu une vie, meurt ? ». Je reste sans voix et sans réponse. Garance me tend son cahier dans lequel je dois lire un encadré : la petite Mélodie, élève de Cp est décédée d’une tumeur au cerveau pendant les vacances, Louis, son frère, dans la classe des jumeaux est absent. Une cellule psychologique est mise en place à l’école… Dire que je me plains d’une sciatique qui s’est invitée le dernier jour de l’année, les larmes me viennent aux yeux : idées noires!

Mardi

Je pense à J. Plus de 15 ans maintenant, presque 20 et toujours les mêmes pensées, les mêmes sentiments. Et si j’avais tenté ma chance ? Cela n’aurait peut-être rien donné, mais je ne peux m’empêcher d’y penser, d’imaginer ; un autre aiguillage vers une aventure différente. Cela veut aussi dire pas de Maë, de Nine, de Loup, de Garance ! Inimaginable aujourd’hui, impensable. Elle doit être heureuse, je lui souhaite, elle était tellement jolie. J’ai mal partout et je ne dors pas : idées noires!

Mercredi

Première traction pour étendre les vertèbres cervicales. Je délaisse la morphine pour la cortisone, on verra. Reims, marchant sur le trottoir en retournant à ma voiture, je reçois un œuf dans le dos ! Je reste coi! J’ai beau regarder autour de moi, aucune revendication, aucune explication, aucune raison ! Un acte gratuit qui a du faire marrer l’individu qui perd son cerveau à chaque fois qu’il se rend aux toilettes. De très mauvaises pensées me traversent : idées noires!

Allez, un peu d'espoir...

Jeudi

Elle m’appelle, elle est en détresse ! Au ton de la voix, je sais que l’alcool s’est associé aux médicaments. Une nouvelle fois ! Lui est parti, ne pouvant plus supporter ce que je moi-même je supportais il y a quelques années. Des problèmes de réseau vont compliquer cette conversation inutile. Je n’ai pas envie de rappeler, mais je culpabilise alors je rappelle. Encore un monologue où il ne servira à rien de donner des conseils, de l’espoir, un peu d’envie de regarder vers demain. C’est l’anniversaire de Mamoune et j’ai failli oublier : idées noires!

Vendredi

Bien sûr, je peux garder les enfants ce week-end exceptionnellement. A dire vrai, après une semaine comme celle-ci, je suis plutôt content. Le soir, on s’installe dans le canapé pour une soirée musique. Nine préfère aller bricoler et Loup bouquine à côté de nous, Maë fait la programmation, Garance et moi, ajoutons quelques titres. Cela va de la pop-rock anglo-américaine, de la country à une variété bon ton. Coldplay, Imagine Dragons, Panic at the Disco, Avicii, Pomme… Si les paroles de certaines chansons résonnent clairement avec cette semaine difficile, ce fut une très bonne soirée : bonne idée!

Avicii - The Nights 

Imagine Dragons - Believer 

Panic! At The Disco - High Hopes 

Pomme - Les Cours d'Eau

Don't Stop Believin' | Glee

Coldplay - Paradise

Maroon 5 - Memories

Pomme - Désenchantée

Imagine Dragons - Whatever It Takes

Coldplay - The Scientist

Tom Gregory - Fingertips

Peter Gabriel - Sledgehammer

...

dimanche 6 décembre 2020

J'ai mal

Ce matin, je me suis réveillé… non en fait, je me suis levé ou plutôt j’ai rampé hors du lit tout doucement pour essayer d’éviter cette douleur qui me paralyse totalement le bras gauche dans une douleur que je n’arrive pas à maîtriser. Encore une fois, raté, putain d’hernie. Ensuite, en prenant une pose située entre Quasimodo et Agecanonix, j’essaye de m’habiller autour de cette minerve qui devient au fil du temps un goitre symbiotique et familier. C’est drôle de penser que je ne peux plus m’en passer même pour trouver une position reposante dans le lit. Comme si cela ne suffisait pas, les coliques néphrétiques ont repris, du coup quand les deux douleurs vont de concert, j’assiste à un cocktail maléfique allant de la colonne, l’épaule, le bras, la poitrine et la hanche sans un seul moment de répit. Alors je prends ma cortisone en cherchant encore son intérêt sinon de m’avoir fait reprendre les kilos, le petit cachet d’opium qui va apaiser la douleur une paire d’heure mais il faudra attendre une demi-journée supplémentaire pour pouvoir en reprendre un autre. Ensuite, gloire à Netflix. Il faut trouver une position confortable dans le canapé, une qui repose le bras et c’est parti pour un appel du vide. Cela dit, je dois avouer que je suis resté scotché par quelques séries : Glee, Glow, The End of the Fuc… World, La partie de la Dame, Hollywood, Atypical, Community, Santa Clara Diet, Love...  

Alors que le calme était là après une bonne heure sans bouger, mon portable sonne et une amie très proche m’annonce, désespérée, qu’elle a été victime d’un pervers sexuel, un pote à moi. Une heure et demie d’appel, un record pour moi, et une situation dans laquelle je me retrouve démuni. J’essaye bien les paroles apaisantes, les non solutions et impossible de bouger sinon l’envie terrible d’aller frapper à la porte de cet individu et me demandant ce que pourrait être la suite… Moi qui cherche toujours à éviter les conflits, je me sais incontrôlable dans des situations qui m’affectent autant. Du coup, je me suis levé, du coup, j’ai eu mal, double peine. Mais qui peut rester assis dans son fauteuil, sans bouger en se demandant à chaque instant si cela va s’améliorer. J’ai allumé mon ordinateur et je suis allé sur le site du Téléthon. J’ai fait un don. Moi, je peux m’apitoyer un peu sur mon sort, et puis il y a des solutions, j’espère ; Mais pour ces gamins en fauteuil roulant qui doivent supporter cette attente et les nouvelles désastreuses du monde extérieur en gardant un courage exemplaire, il n’y a pas autre chose à faire. Allumez votre ordinateur ou votre portable et faites un don !

lundi 15 juin 2020

Joyeux Anniversaire

15 juin 2010, les jumeaux ont 10 ans

Joyeux anniversaire ma Garançounette et mon Loulou

Toute la famille est là, le dé confinement a du bon

Il est temps d’écrire quelques mots pour rendre compte de la situation étrange qui nous a réunis pendant presque 2 mois et demi.

On va oublier les postures imbéciles des uns et des autres pendant cette crise dont la télévision nous a abreuvée, ainsi que celles rencontrées au cours de nos brèves sorties pour se concentrer sur cette école improvisée à la maison et les moments d’émotion partagés sur certains réseaux et notamment WhatsApp qui fut le refuge privilégié de tous mes groupes de potes.

Il y avait un plaisir étrange à dialoguer, jouer, rire avec eux et la famille sur cette situation que nous partagions,  séparés parfois de quelques milliers de kilomètres, parfois à portée de vue… Drôle de situation dans laquelle les distances ne veulent plus rien dire mais dans laquelle il faut les garder.

Bref, on a beaucoup joué, heureux dans ces moment-là d’avoir une ludothèque bien fournie. Citons notamment, Love Letter, Karuba, Time Bomb, Welcome, The Mind, Sub Terra… On a beaucoup ri et Garance, beaucoup pleuré.

On a bien travaillé aussi, et si je dois reconnaître que je ne serai jamais un bon maître d’école et malgré mes sautes d’humeur, je suis sacrément fier de vous quatre.

Dans ces jours qui se sont suivis comme si l’on était un lundimanche répétitif, un projet a mobilisé Loup et la famille : le chantsigne. A la demande de son association, le SESSAD, il a dû coder en langue des signes une partie de la chanson de Calogero sur le confinement, « On fait comme si ». Maë, Garance ou Nine à l’ordinateur, Papa à la vidéo, Loup s’est plié à cette gymnastique sans jamais ronchonner ou s’énerver malgré les multiples prises. Le résultat est magique, mais je suis mauvais juge, alors je vous laisse le découvrir ici.

Et puis, cela a aussi donné quelques fous rires, dont voici les principaux :

Garance (géométrie) : « Il y a quatre types de triangle : le triangle équilatéral, le triangle isocèle, celui qui a quatre côtés égaux et le dernier dont je ne me souviens pas comment il est ! »

Loup (le verbe être au passé simple) :

- Je fus
- Tu fus
- Il fut
- Nous fûmes
- Vous fumez

Garance (On regarde un épisode de « Modern Family »)
- Axel : Maman, Haley m’a foutu la honte en classe quand le professeur a demandé de donner un nombre premier elle a répondu 8. Maman, tu te rends compte ? 8 !  
- Garance : Ben elle a raison, 8 fait partie des premiers nombres !

Nine (à propos de la série SUITS)
- Maë: SUITS, ça veut dire "Société Universelle Intégrée dans des Toilettes Suicidaires"
- Papa: Pas mal Maë
- Nine: Sans rire papa, c'est ça que ça veut dire?

mardi 26 novembre 2019

Pokémon acéen


6 mois sans revenir à ce blog qui ponctuait pourtant ma vie et celle des enfants ces dernières années. Ce n’est pourtant pas les sujets qui ont manqué, une nouvelle vie, un déménagement, des travaux, des sorties, des vacances, des rentrées, des soirées… Mais l’envie n’y était plus, un peu à l’image des sorties sportives sporadiques où le laisser aller a laissé place à la facilité et qui va m’obliger à redoubler d’efforts pour perdre les quelques kilos superflus qui en ont profité pour s’installer confortablement…
Alors pourquoi reprendre le chemin de la page blanche pour rompre un silence qui semblait définitif ? 
Encore et toujours des jeux de mots savoureux des enfants qui m’ont fait pleurer de rire !

Le premier jeu de mot est arrivé ce weekend. Alors que les ouvriers avaient éventré la maison pour installer les nouvelles portes et fenêtres, j’emmenais les enfants prendre notre repas chez Buffalo Gril. Après la commande des menus, pour tuer le temps, nous passons notre temps à faire des petits jeux. Devinettes, rébus et charades sont au rendez-vous quand Loup se lance dans la charade à tiroir :

« Mon premier fait mal
Mon deuxième est une consonne
Mon troisième est ce que dit une personne qui a un rhume
Mon tout est le Pokémon le plus célèbre

Réponse Pique - K – Atchoum »
 
Pas l'air enrhumée la bestiole


Et puis la perle est venue de… Garance, la spécialiste !
Les jumeaux ont un devoir sur notre village. Ce matin, je vois rouge car Loup m’annonce ce devoir oublié une grosse demi-heure avant de partir pour l’école. L’ordinateur allumé, voici quelques questions et réponses orales de Garance avec l’aide d’Internet :

Comment s’appelle notre village ?
« Acy »

Quelle est la population ?
« 1008 en 2016 »

Comment s’appellent les habitants ?
« Ben papa, c’est pas possible, il y en a tellement ! »

lundi 20 mai 2019

Un tout petit Monde


Dans le monde des jeux de société, et plus particulièrement des jeux de société modernes, il y a les passionnés, les intéressés, les intermittents et les indifférents. Je ne ferai de surprise à personne en déclarant que je fais partie de la première catégorie. Tant sur le plan de l’objet que sur le plan de la jouabilité, en règle générale, tout me plaît dans les jeux que j’achète ou que je teste avec la famille, les potes, les collègues ou l’association. Il arrive que je puisse être déçu, non pas parce que le jeu s’avère mauvais à mes yeux, mais plutôt parce qu’il n’est pas nécessairement adapté aux joueurs à qui je le fais tester. Il n’est pas question non plus de se croire le meilleur, l’expérience acquise désormais prouve qu’il faut s’avoir resté humble et que si l’envie de gagner doit toujours être présente, accepter la supériorité de l’autre lorsque l’on perd est tout aussi importante. Pour preuve la dernière partie du Roi des Seaux avec les enfants Après avoir construit une pyramide ultra stratégique, papa a été élu Roi des Sots alors que Garance écrasait tout le monde après avoir subi les sarcasmes de son papa en début de partie sur la réalisation de sa construction.
Papa éliminé, Nine et Loup en sursis, Garance jubile
De passage sur Blois, vendredi dernier je suis revenu avec un petit jeu de Roll & Write, RailRoad Ink, édition rouge dans mes bagages, sachant que cette mécanique plairait tout autant à mes enfants qu’à mes amis. Je n’ai pas été déçu de l’accueil du jeu chez les enfants qui ont été excellents ; Maë l’a emporté, Loup et papa ex aequo, puis Nine et enfin Garance mais tous dans un mouchoir de poche. Ce qui est particulièrement plaisant dans ces petits jeux, comme Welcome, Karuba ou Take It Easy, c’est que jouant avec les mêmes données, personne ne fait la même chose, personne n’adopte la même stratégie et bien souvent les enfants comprennent mieux les directions à prendre…
Tant de possibilités...
Mais revenons à ce si petit monde. Au début du mois de Mars, je souhaitais acquérir deux jeux que j’estimais incontournables pour une ludothèque digne de ce nom (bien sûr, cela n’engage que moi !): Wingspan, un jeu de collection d’oiseaux et Museum, un jeu de collection d’objets. Nous sommes là dans la catégorie famille +, aux portes du jeu expert.
Peut-être les deux meilleurs jeux de 2019...
Wingspan : après une première partie à l’association en mode compétition ; puis une seconde en mode ouvert, le verdict est sans appel : génial, aussi beau qu’intéressant, bref le must ! Catastrophe, rupture de stock chez l’éditeur, il ne sera disponible qu’en août prochain. Museum : encore un jeu magnifique, encore deux parties jouées et la même envie de posséder l’objet, les illustrations de Vincent Dutrait sont « amazing ». Cela dit celui-ci est financé sur la plateforme KS et la version des financeurs  semble beaucoup plus intéressante que la version du commerce. La patience n’étant pas mon fort, je me connecte sur Okkazeo, le site d’échange des jeux de société, et si Wingspan s’avère vraiment introuvable, un membre de Laon propose la revente de son Museum KS. Ni une ni deux l’affaire est conclue entre VOST et Renb17, rendez-vous sur le parking de Darty pour faire la vente. Aussi, Lorsque vous voyez arriver la voiture du client avec lequel vous travaillez depuis 20 sur son logiciel de gestion de dossiers, je vous laisse imaginer l’ambiance de l’instant quand l’on passe du bonjour à « c’est avec toi le rendez-vous !! ». Il s’avère que VOST est à l’origine de l’association « Laon’ faire des jeux » et que lorsque l’on se retrouvera très prochainement autour d’une table, Le Meeple et L’enfer ne parleront surement pas boulot !
Une partie de Ganymède avec Loup: le meilleur jeu de ma ludothèque... peut-être.




dimanche 31 mars 2019

Comprenne qui voudra


On se demande toujours comment réagir devant la bêtise, quelle peut être la stratégie devant ces pourvoyeurs de fake news sur les réseaux sociaux ou ailleurs, les menteurs à répétition des extrêmes, et d’ailleurs aussi, et les simples d’esprit qui sont prêts à les croire et pire, qui les croient sans essayer de s'informer… La chasse aux sorcières actuelle nous ramène mille ans en arrière, rien ne change, on n’apprend pas. 
Si seulement...
Arrivant à la fin du livre de Schmitt, « La Part de l’Autre », dont le thème du livre est de faire opposer à la montée du dictateur celle d’une vie d’un peintre devenu célèbre s’il avait été admis en école des beaux-arts, l’auteur, en épilogue insiste sur la peur, le danger d’un jour basculer vers cet autre… Cet autre que parfois je retrouve en moi, quand au volant, je vois arriver derrière moi, un imbécile qui prend un malin plaisir à sucer mon pare-chocs, en espérant soit que je m’arrête, soit que je prenne le risque comme lui de perdre 4 points sur mon permis ; comment lui faire comprendre qu’il est con puisqu’il ne comprendra pas.
En regardant une image d’archive sur Pompidou et sa réaction face au suicide d’une professeure en citant Eluard, je me suis connecté pour lire et récupérer ce poème que je trouve adapté à la situation du moment…

Comprenne qui voudra
Poème de Paul Éluard - 1944

« En ce temps-là, pour ne pas châtier les coupables, on maltraitait les filles. On alla même jusqu’à les tondre. »
(Phrase d’exergue au poème)

Comprenne qui voudra
Moi mon remords ce fut
La malheureuse qui resta
Sur le pavé
La victime raisonnable
À la robe déchirée
Au regard d’enfant perdue
Découronnée défigurée
Celle qui ressemble aux morts
Qui sont morts pour être aimés

Une fille faite pour un bouquet
Et couverte
Du noir crachat des ténèbres

Une fille galante
Comme une aurore de premier mai
La plus aimable bête

Souillée et qui n’a pas compris
Qu’elle est souillée
Une bête prise au piège
Des amateurs de beauté

Et ma mère la femme
Voudrait bien dorloter
Cette image idéale
De son malheur sur terre.

Texte initialement publié dans Les Lettres françaises du 2 décembre 1944, avec ce commentaire : « Réaction de colère. Je revois, devant la boutique d’un coiffeur de la rue de Grenelle, une magnifique chevelure féminine gisant sur le pavé. Je revois des idiotes lamentables tremblant de peur sous les rires de la foule. Elles n’avaient pas vendu la France, et elles n’avaient souvent rien vendu du tout. Elles ne firent, en tous cas, de morale à personne. Tandis que les bandits à face d’apôtre, les Pétain, Laval, Darnand, Déat, Doriot, Luchaire, etc. sont partis. Certains même, connaissant leur puissance, restent tranquillement chez eux, dans l’espoir de recommencer demain. »

Outre la poésie, la littérature, il y a d’autres moyens pour me sortir de mes colères ou de mes petits découragements, dont l’innocence des enfants. Alors pour finir sur une note plus gaie, voici un florilège des derniers fous rires :

Garance :
-          Papa, j’arrête de manger du popcorn, car au bout d’un moment ça fait mal au cerveau.
-          Papa, c’est celle-là si je me trompe !
-          Papa, on est arrivé, c’est cette maison, je m’en souviens comme deux gouttes d’eau.
-          Maë, tu as menti ! Tu es accugé vendu !

Maë : « On dirait qu’un tsunami est passé par là ! »
Papa : « Tu sais ce que c’est ? »
Maë : « Oui, c’est une grosse vague qui détruit tout sur son passage ! »
Nine : « C’est possible ça ? »
Papa : « Qu’une vague puisse tout détruire ? »
Nine : « Ah, une vague, j’avais compris une vache ; je me disais aussi, une vache qui détruit tout sur son passage… »

Loup : « Papa, Nine et Maë m’ont dit que quand tu étais plus jeune, tu étais amoureux de maman ! C’est possible ça ? »
 
Loup et Garance: autoportraits

mardi 1 janvier 2019

2019


On répète souvent l’adage « Une fois n’est pas coutume » et pourtant ce jour de l’an en est une depuis quelques années maintenant. Les enfants chez leur mère à noël, avec la présence du papa au repas de noël, puis les enfants chez leur père pour le réveillon de la nouvelle année. Après un après-midi sportif un rien angoissant à patiner (la dernière sortie en patin m’avait valu un bras cassé pour avoir essayé un tour complet sur moi-même), nous sommes rentrés préparer le réveillon du jour de l’an. Un énorme merci aux enfants qui ont tous participé aux préparations. Au programme de la soirée : film et jeux de société. Une partie de « Noé », où Loup est passé tout près de la victoire pour finalement prendre une déculottée, une partie de « Avé César » où Loup a mis une déculottée à Papa et plusieurs parties de « Bandido », jeu coopératif, où les enfants ont régulièrement mis le bandit en prison au gram de leur papa qui, après un début d'une partie chaotique, n’aurait pas dû engager un pari stupide !
Maë, Nine, Loup & Garance: 10 - Bandido: 2, pari perdu
Et puis, comme une envie de faire toujours plaisir à leur papa, les enfants ont fait preuve de poésie et d’humour dans les conversations de circonstance lorsque l’on ajoute une année de plus à nos horloges personnelles :

Au cours du repas :
Garance : « Papa ? Tu as quel âge déjà? »
Papa : « Je suis né en 1964, on est en 2019, tu fais le calcul… »
Garance : « En tout cas tu ne fais vraiment pas cet âge ! Je pense que tu fais 35 ans… Mais en fait c’est complètement l’inverse ! »

Essai des combinaisons de ski pour les prochaines vacances :
Papa : « C’est bon les enfants, elles sont justes mais ça passera pour cette année !  L’année prochaine Nine aura celle de Maë et Loup celle de Nine»
Nine : « Moi, je ne veux pas, j’aime trop celle-là ! »
Papa : « Pourtant tu trouvais qu’elle faisait garçon ! Quoi qu’il en soit elle ne t’ira plus dans un an car tu vas grandir! »
Nine déterminée avec un sourire innocent: « Non, parce que je n’en ai pas envie ! »



Meilleurs vœux pour 2019

jeudi 20 décembre 2018

mardi 6 novembre 2018

Ô temps, suspends ton vol!

Le verdict est tombé, pour faire simple il s’agit d’une pubalgie. J’étais bien ennuyé lorsque le médecin m’a annoncé qu’à ce stade, la guérison allait durer 24 mois à condition de ne plus courir, voire de ne plus marcher… J’ai été nettement plus souriant lorsqu’il m’a prescrit une « infiltration écho-guidée symphyse pubienne » en m’assurant qu’après un mois, je pourrais de nouveau m’entraîner à courir, que je pouvais pratiquer le vélo comme je le souhaitais, que la guérison serait totale et que l’arthrose décelée ne m’handicaperait pas. Comme je lui faisais remarquer que le radiologue ne pensait pas que cette intervention soit nécessaire me concernant, l’âge et le niveau ne le justifiant peut-être pas, il eut une réponse qui m’a beaucoup amusé : « Si on devait écouter ceux qui prônent la médecine à papa… ». Bref, cette visite fut une véritable cure de jouvence! 
En parlant de jouvence, en attendant mon rendez-vous, j’étais plongé dans « Les Chroniques de Narnia »... Il y a des livres dont on se demande comment ils ont pu vous échapper tant le plaisir de lecture est évident,  mais à la réflexion, il est vrai que notre génération a d’avantage eu contact avec les contes par les films et les dessins animés. Alors, certes, il y a beaucoup de références à la bible, aux traditions britanniques, aux religions romaines et nordiques, mais le récit est brillant, prenant, joyeux et le style entraînant. J’avais commencé avec le premier tome chronologique de la série, « Le neveu et le magicien » alors que les enfants jouaient à Royal Kids et je dois avouer qu’il faut savoir faire abstraction du lieu pour réussir à se concentrer sur la lecture tant certains cris seraient à même de faire exploser des verres en plastiques. Pas besoin de toboggan ou de ballon pour retomber en enfance, j’étais véritablement conquis par le récit pour oublier totalement l’environnement. Du coup, profitant du temps clément de cette fin de semaine et pendant que les enfants faisaient jeux, roller, skate, trottinette au jardin public, je me replongeais dans les pages enchantées du second tome en frissonnant lorsque Edmund se présenta au château de la sorcière. Tandis que Peter, Susan et Lucy écoutaient avec attention les révélations de monsieur Castor sur l’arrivée prochaine d’Aslan dans le monde de Narnia, j’entends une petite fille s’approcher de mon banc avec ma Nine en lui demandant : « C’est ton papy ? »

vendredi 2 novembre 2018

Révision


La semaine dernière fut tourangelle où les couleurs du ciel et des paysages ont été bouleversantes, la brume sur Chaumont sur Loire, le soleil de fin de journée sur Amboise, la lune rousse sur le pont Napoléon et les couchers de soleil aux couleurs orange et violet sur Tours, où travail, sport et jeu de société se sont succédés, notamment au bar « Jeu du sort », permettant d’apprécier la douceur de vivre de l’endroit en compagnie de Marianne et Cédille.
Je récupère ensuite les enfants pour la deuxième semaine de vacances de la Toussaint et, profitant d’une invitation à un anniversaire pour Nine, nous passons faire un coucou impromptu à Papé et Mamoune ; Sur le départ, en sortant de l’appartement, Garance lève les yeux sur le plafond du couloir, avise une grosse tâche d’humidité et s’exclame :
« Papa ! Elle est pourtant pas vieille la maison parce que tu as vu ce qui ‘il y a au plafond ! Enfin, je dis ça, je dis rien ! ». 

Ce week-end, disparaissait Philippe Gildas. A la fin des années 80, il animait une émission que j’ose qualifier  de « culte » : « Nulle Part Ailleurs ». En compagnie de De Caunes et quelques autres, Les Nuls, les Guignols, les Deschiens, il donnait un véritable sens à la télévision, dont certains, aujourd’hui, essayent encore de s’inspirer, sans grand talent, il faut l’avouer. Au-delà de la qualité de l’émission, il est à l’origine de certains de mes plus grands fous rires, Didier l'Embrouille, Aquarium, Languedepute et Pine d’Huître doivent être bien tristes ce jour et si j’ai retenu une petite larme, surement un peu nostalgique de cette époque, les jeux de mots et la présence des enfants ont vite fait oublié cette morosité. 
A que... Au-revoir!
Ce matin, nous vérifions que tous les devoirs sont faits et je constate désabusé que Nine a une dizaine de pages de révision comme à son habitude de s’y prendre au dernier moment. Quant aux jumeaux, je leur fais réviser les chiffres en lettre. Si je suis persuadé qu’ils sauraient faire décoller la fusée Ariane en s’installant derrière le pupitre cela m’énerve de constater qu’ils ne savent pas écrire 13 et prend un malin plaisir à finir la dictée en leur demandant d’écrire : 2 357
Deux minutes plus tard voilà leur réponse commune :
Deux-mille-trois-cent-cinquante-sept
Papa : « Vous avez fait la même faute tous les deux, je relis la dernière phrase de votre leçon: On met un « s » à 100 (cent) et à 20 (vingt) si ils sont multipliés et si il n’y a rien après. Oups, c’est papa qui dit des bêtises… Vous n’avez pas de faute, mais on va voir si vous avez bien compris (il s’agit aussi de ne pas perdre la face non plus), écrivez-moi maintenant : 40600 »
Deux minutes plus tard voilà leur réponse commune :
Quarante-mille-six-cent
« Bon cette fois-ci vous avez fait tous les deux la même faute ! Relisez tous les deux la ligne de la leçon et faites la  correction »

Garance:  Quarante-mille-six-cens    -    Loup:  Quarante-mille-six-sent


samedi 6 octobre 2018

Visual Basic

Cela fait maintenant huit ans que je suis confronté au Garacien, langage codé et extrêmement imagé. Il a fallu quelques années de recherche pour mettre au point le décodage de ce langage mais aujourd'hui, je peux l'affirmer, je suis au top et n'ai plus besoin d'interpréteur, tout coule de source!

Garance: "Papa! Tu as encore des Kradicox?
Papa: "Oui ma puce, il me reste des TUC."

un, deux, trois...    713705

mercredi 3 octobre 2018

Maë

Le 3 octobre 2006 venait au monde ma première fille : Maë. Difficile de faire un classement des émotions tout au long d’une vie, mais la naissance du premier enfant reste surement le jour le plus heureux de la mienne. Je ne ferai pas de comparaison avec les autres car je les aime tout autant mais Maë est la première à m’avoir apporté cette impression de n’avoir plus d’autres rôles que celui de lui apporter le bonheur, la protection et la bienveillance.

Toujours théâtrale
Je serai tenté de faire l’éloge de cette fille, tant elle a toujours été un très bon exemple pour ces frère et sœurs, par ses résultats scolaires, par son implication dans ses nombreuses activités, par le fait qu’elle a dû gérer les absences, les séparations et les désordres de nos vies en restant tolérante, aimable et incroyablement forte, mais je lui répète déjà trop que je l’aime tellement !
Aujourd’hui, c’est son anniversaire ! Équipée du kit complet de l’amateur de roller, casque, coudières, genouillères, protection poignet, la voilà partie à toute allure sur les chemins aménagés. Dès le premier pas la voilà lancée telle Speedy Gonzales dans la position de l’œuf et en recherche constante de vitesse…

A donf... enfin quand elle veut!
Non, je déconne, elle marche et difficilement encore. Nine la soutient d’un côté, moi de l’autre et après trois pas, elle me regarde et déclare : « T’as vu papa ! Je me débrouille bien ! ».
Je ne me suis pas moqué d’elle, peut-être un petit peu, mais après une heure et peu de chutes, elle commence à patiner. Je sais qu’elle n’abandonnera pas et continuera à progresser et, quoiqu’il en soit, sache ma puce, que tous ces moments passés à tes côtés resteront pour moi des moments privilégiés.

Bon anniversaire Maë

mardi 2 octobre 2018

Emmenez-moi


Au début des années 70, les BAYARD ont déménagé de Crouy pour s’installer à Soissons. Si je garde d’excellents souvenirs de nos trois années au village, le chemin pour aller chercher le lait à la ferme, les courses de cycliste sous le portail du voisin, le ramassage de têtard dans la Jocienne, les pique-niques dans les bois, le réveil nocturne pour assister devant la télé du voisin à l’alunissage d’Apollo 11, les souvenirs du 17 rue de Mayenne sont malgré tout plus nombreux. Loin de moi l’idée d’en faire une liste exhaustive mais un mérite que j’y consacre quelques lignes. Mes parents avaient un tourne-disque sur lequel, on pouvait installer un pied au centre de la piste qui permettait d’empiler, selon le diamètre de celui-ci, soit des 45 tours, soit des 33 tours. J’ai toujours été fasciné par ce mécanisme et je me demande si l’on écoutait véritablement la musique ou si l’on attendait que le bras de lecture arrive au bout du disque, revienne sur son emplacement de repos et que le bras vertical libère le disque suivant pour enchaîner la musique. Je dis ça parce que la collection de disques de mes parents n’avait rien à voir avec la pléthore de musique à laquelle on a accès aujourd’hui : un peu de musique classique, Tchaïkovski et Prokofiev notamment, la collection complète des Brassens et Brel, la pièce de théâtre de Raymond Devos, « Les Pupitres », que j’ai dû écouter plus de 100 fois et parmi les autres artistes que la famille écoutait avant que Gilles ne fasse surgir de sa chambre les Beatles, les Stones, Deep Purple ou Led Zepelin, il y avait aussi Ferré, Ferrat, Montant et Aznavour. Avant de découvrir « Emmenez-moi », « La Bohême », « Je m’voyais déjà », « La Mama », « Comme ils disent »…, sur cet album, la chanson phare était:

Les Comédiens

Salut l’artiste, en haut de l’affiche éternellement !

samedi 15 septembre 2018

Avant - Après


Plus de cheveux...
Il y a un moment où le rendez-vous chez le coiffeur s'avère inévitable! Pas indispensable, mais inévitable car le moindre coup de brosse sur ma tête d'ermite hirsute ou une journée sans shampoing me fait la banane à la manière de Titeuf. Du coup, le rendez-vous pris, je décide de me faire faire le portrait par le peintre du coin avant et après la coupe. Par un habile montage sur ordinateur afin de faire coïncider les deux toiles, il s'avère que le résultat ne souffre d'aucun commentaire. Tout ça pour entendre Nine me dire: "Oh papa! J'aimais bien quand tu avais la barbe et les cheveux longs..."
Bayard et Bayart
Plus de bordel...
Bon, je ne suis pas un collectionneur dans l'âme, mais je dois l'avouer, j'ai un gros, gros penchant pour les jeux de société. A force d'en mettre dans la commode, l'armoire, la bibliothèque, plus moyen d'éviter de passer une demie heure pour retrouver un jeu; Merci Ikea, des nouvelles étagères pour ranger toutes ces boites, toutes aussi géniales les unes que les autres, et les mettre en valeur. Il s'avère qu'il y faudrait maintenant une annexe...
Une ode à Graeme Allwright

Plus d'infos...
Il fallait faire la liste de tous ces jeux, et je ne voulais pas encombrer ce blog de cette masse d'informations, aussi, voulant essayer un autre moteur, Wordpress, j'ai créé un blog sous forme de base de données de tous ces jeux. Une page est dédiée à la liste avec un lien vers les articles dédiés aux jeux, dans lesquels vous trouverez généralement un lien vers le site Tric-Trac que j'affectionne particulièrement. Les articles ne sont pas tous écrits, un bon tiers , mais il y en a suffisamment pour le mettre en ligne: ludoren

...et enfin
Avant de partir une semaine en Touraine, je profite de la présence des enfants pour un week-end de jeux: The Mind, d'abord, mais je m'énerve trop contre Garance, Hanabi ensuite, mais je m'énerve trop contre Garance, vient une partie de Splendor, le jeu du moment, une partie de Dard-Dard apocalyptique et des cartes qui volent partout et enfin Mr Jack. Loup commençant à comprendre la mécanique décide de jouer le policier et Nine joue Jack, enfin, "Madame", personnage qui peut se déplacer de 6 cases. Au premier tour Loup élimine deux suspects. Au début du deuxième, Nine me regarde avec un grand sourire en me demandant: "Papa, j'ai le droit de faire ça?", et voilà que 6 cases plus tard Madame quitte le plateau, victoire au début du second tour, même Loup continue a en rire. 



dimanche 9 septembre 2018

Bien rentrés!

Compliqué de gérer cette rentrée et toutes les activités qui démarrent de concert lorsque la maman est hospitalisée, les nerfs sont mis à dure épreuve. Maë entre en 5ème et le moins qu'on puisse dire c'est que l'organisation est moins efficace que l'année dernière au collège; de plus, elle fera de la guitare, de la batterie, du théâtre et de l'escalade à ces moments perdus, une vraie femme orchestre. Au niveau de l'école, une équipe pédagogique au top a accueilli Nine en CM2, qui fera du tennis et de la guitare, et les jumeaux seront en CE2, Garance fera théâtre et guitare et Loup, théâtre et batterie... Ça, c'est le plan! Mais il n'est pas du tout sur qu'il se déroule sans accrocs... Carpe Diem!
Cartables au dos, sourires de circonstance: en route!

Après une semaine, la routine s'installe, les devoirs sont faits, les poésies apprises et les cartables prêts, aussi c'est avec un énorme plaisir qu'autour du repas, je pénètre dans la 4ème dimension...

Loup: "Papa! Si on réfléchit pas trop du tout ça fait quoi?"
(Gros éclat de rire de papa...)
Papa: "Et qu'est-ce que tu veux faire à la place?"
Nine: "Et bien, réfléchir du noir!"