mercredi 11 mai 2016

Merci et Le Pont Vieux mais c'est boueux!


Sur les conseils des carcassonnais, je décide de faire la boucle le long de l'Aude; après repérage, 12 kms environ, c'est un objectif raisonnable pour la soirée. En sortant de l'hôtel, j'annonce mon objectif à l'hôtelier qui me regarde avec une moue et me lance "boueux!". Tant pis, le long du canal du midi, je connais, alors je choisis, tel Buzz l'Eclair, "vers l'inconnu et au-delà!"
En arrivant sur la berge de l'Aude, effectivement c'est boueux, et le saute flaque d'eau commence pour préserver un peu les chaussures... Arrivé sous le pont vieux, on quitte la berge pour un petit passage dans les ruelles, mais très vite, on récupère la berge, le paysage est magique mais que c'est boueux... 

La Cité et le Pont Vieux

Un carrefour, pas d'indication, je prends à droite et un peu plus loin, un passant me lance: "si vous continuez par là, il faudra sauter une barrière!", je la vois mais je ne m'appelle pas Javier Sotomayor, alors demi-tour! je retrouve mon passant qui me dit que je peux prendre à gauche, c'est beau mais c'est boueux! au point où j'en suis, je continue et effectivement c'est boueux! Après un petit tour dans parc, boueux lui aussi, on se retrouve devant un pont en béton qui traverse un bras de l'Aude et affleure pratiquement la rivière: c'est beau mais c'est mouillé! J'espère que l'autre berge est plus praticable, mais après un petit kilomètre, rien à faire, c'est boueux... mais c'est beau! J'arrive au pont Garigliano que je traverse, je passe le stade d'entrainement ou des footeux tapent la balle et me retrouve sur les sentiers d'un petit bois particulièrement boueux, je commence alors à mieux comprendre la moue de l'hôtelier car il ne me reste pratiquement plus d'inconnu dans mon au-delà.
Je reviens au stade d'entrainement lorsque le ballon arrive vers moi, qu'à cela ne tienne je shoote en direction du terrain et un 1er "Merci" m'est lancé, suivi d'un second puis d'un troisième et au final, sans les avoir comptés, il y en a surement eu 22 et ça fait rudement plaisir!
Au pont Garigliano, je prends l'autre berge, mais le petit bout de la boucle que je n'avais pas encore emprunté est, de loin, le plus boueux! De retour au pont vieux, plus question de berge, je passe par dessus et je retourne à l'hôtel par du dur! La traversée par ce pont est magique, la Cité est dans mon dos mais j'ai déjà eu tout le loisir de l'admirer pendant mon trajet aussi je profite de la vue sur la rivière. 
De retour à l'hôtel, 14 kms et des à cause du coup de la barrière, un parcours magnifique mais comment dire... "boueux".


Demain, ils annoncent encore des orages, je vais peut-être retourner le long du canal du midi...

lundi 2 mai 2016

La sentence de Garance

Elle aurait pu dire :
« Papa, les amandes sont vraiment trop bonnes ! »
Ou plus simplement :
« Papa, j’adore les amandes ! »


Il y avait tant de façons de me dire qu’elle les appréciait :
« Papa, j’aime le goût des amandes »
Ou
« L’acidité des amandes est plus sympathique que les têtes brûlées ! »
Dans un élan de lyrisme, elle aurait pu dire :
« Papa, le goût des amandes me transporte ! »
Ou
« Papa, quel bonheur de croquer dans ces amandes ! »
Ou encore
« Savourer quelques amandes me comble de joie ! »
Voire
« Rien n’est meilleur que la sensation intense des amandes sous ma langue ! »
Et même
« Quelle saveur, quel bonheur, quel paradis, ces amandes ! »

Mais je ne m’attendais pas à :
« Papa, les amandes ça arrache la tête ! »

samedi 23 avril 2016

Indignez-vous!

Une nouvelle fois piégé par une soirée à pianoter pour trouver de nouvelles musiques à écouter, à passer de sites en sites sans avoir rien prémédité, en se laissant piéger par les redirections pour finalement trouver plusieurs pépites comme le dernier album des canadiens de « Half Moon Run », des anglais de « The Last Shadow Puppets » , ou l’incroyable talent de l'américaine « Milla Brune » (dont j'attends avec impatience le prochain album), je tombe sur une critique du dernier Ben Harper que je venais d’écouter. Le critique, désenchanté, regrettait de ne plus trouver la magie des premiers albums ! Pour ma part, l’album renferme malgré tout quelques morceaux qui ne feraient pas tâche dans la playlist de l’année tels que « Deeper and deeper », « Shine » ou « Finding our way ». Dans le même article, figurait une critique du dernier album de PJ Harvey, le présentant comme un « incontournable ». PJ Harvey ? PJ Harvey ! Cela faisait bien 20 ans que je ne l’avais plus écoutée. Qu’à cela ne tienne, écoutons un peu ce nouvel opus…



Pour apprécier ce nouvel album, il faut savoir que PJ a sillonné le monde avec le photographe Seamus Murphy pour réaliser sa musique, de Londres à Washington, du Kosovo en Afghanistan. Elle en a ramené des photos, des sons, mais surtout une colère, un dégout de la misère, de la guerre. Avec la rage au ventre, sans mièvrerie, le résultat est brillant, très brillant; Chaque chanson résonne de la colère de l’auteur mais les compositions, suivant un rythme « martial », sont étonnantes, prenantes, à en être entêtantes jusqu’aux excellentissimes « The Orange Monkey »,  « The Wheel », et « Dollar, Dollar ». Avec cet album on redécouvre le Free Jazz, le Blues et le Rock rageur, PJ a inventé une façon de s’indigner de très grande classe !

lundi 18 avril 2016

Mamoune

La pression est retombée, plus de perspective à l’horizon prochain. Certes, il y aura des courses en octobre puis le marathon l’année prochaine, mais plus de contraintes à se préparer pour un objectif à venir ; cela fait un peu l‘effet d’un soufflet qui prend son temps pour récupérer. L’équipe ne s’est pas encore reformée depuis le marathon sinon le temps d’une soirée entre coureurs. C’est donc l’occasion de faire le point sur ces trois mois qui m’ont conduit à Paris, d’atteindre cet objectif que je croyais impossible il y a encore un an, de vivre une émotion au combien indescriptible, d’avoir ces images qui ne me quittent toujours pas et force est de constater que je n’y serai jamais arrivé sans la dévotion et la gentillesse de maman. 
Merci maman, d’être venue chez moi tant de jours pour garder les enfants, notamment le dimanche matin, de m’avoir accueilli, parfois de façon impromptue, le mardi soir voire le mercredi soir, d’avoir été présente dans les urgences ou les improbables surprises. Un grand merci à papa aussi qui a pris le relais lorsque la voiture de maman est tombée en panne. Merci aussi pour la potion magique qui m’a permis d’éviter les mauvais rhumes : Miel de tilleul + Cannelle + Vinaigre de cidre et eau chaude. Merci pour les encouragements, de m’avoir supporté dans tous les sens du terme, de m’avoir suivi le jour de la course et finalement de n’avoir jamais douté que j’en été capable. Merci d’être mes parents, merci d’avoir été, d’être ma mère, mon père et pour toujours.

Je sais que tu n’aimes pas trop les photos de toi alors je m’abstiendrai, aussi voici la mienne proche du trentième kilomètre, où la pensée des enfants et de la vôtre m’a permis d’ajouter douze kilomètres de plus et de passer la ligne en pleurant !

Ils l'ont cachée où la tour Eiffel!!
PS.: je remets ça l'année prochaine, alors je me suis dit...

jeudi 7 avril 2016

Ile de Batz

Cette terre doit son nom à sa forme,
une île relativement basse,
qui pour les marins se confond avec les collines du continent. 

Aux origines...
Les premières traces avérées d’une présence humaine remontent à plus de 5000 ans, à une période où l’Ile de Batz n’était vraisemblablement pas encore séparée du continent. Les vestiges d'une ancien nécropole de l'Age de Bronze sont encore visibles dans le Jardin Georges Delaselle. De la période romaine, il ne reste que peu de vestiges, seulement une petite meule à grain découverte dans le quartier du Roc'Higou.
Vers le IVème siècle, fuyant les angles et les saxons, les bretons quittent la Bretagne insulaire (la Grande Bretagne) traversent la Manche et s'installent en Armorique...

Site de l'Ile
Alors que les jumeaux sont chez leur mère, les deux grandes sont à la mer, sur la petite île où les a emmenées tata Marianne.
Avec les quelques clichés envoyés par SMS et sur nos pages FaceBook, un bon mot de Nine qui une nouvelle fois s'émerveille devant les phénomènes naturels:

"Tata Marianne, la mer elle a ni bras ni jambes et elle se déplace!? 
Comment c'est possible???"



lundi 4 avril 2016

MARATHON DE PARIS: 4 H 05

(Je ne m’appesantirai pas sur les secondes car je ne suis pas d’accord avec le temps officiel et que ma montre me dit que j’ai fait 500 m de plus mais bon c’est vraiment du détail)
C’était déjà hier et ça continue de remuer dans le ciboulot, alors que faut-il retenir?
Parlons d’abord de la petite déception car elle est bien moindre par rapport aux satisfactions: je ne suis pas descendu en dessous des 4 heures! A cela deux raisons : une chaleur à laquelle nous n’étions pas préparés et un mental qui a préféré assurer plutôt que trop souffrir.
Côté satisfactions elles sont nombreuses : 
- D’abord un super week-end entourés de véritables potes et je ne mégote pas le terme : merci Thomas, Christian, Brigitte, Romane, Max et Paris, inoubliable !
- 43 000 participants pour un parcours magnifique, dans une ville merveilleuse au cours d’une journée très ensoleillée ; Paris vaut bien une messe.
- Un public extraordinaire et incroyablement « supporter » tout au long du parcours, une ambiance de ouf, merci aux parisiens d’un jour.
- Enfin parce que j’ai franchi la ligne après 26 kms faciles, 3 kms de décélération et 13 kms complexes, en pleurant d’émotion en voyant la banderole de fin, et cette émotion-là fut unique : pari réussi !


On l'a pas volée celle-là!

En passant la ligne, j’ai tout de même dit aux autres, plus jamais ! Christian, perclus de crampes, n’arrivait pas à cacher une certaine déception, quant à Thomas, il aurait pu et dû faire mieux, mais il a préféré le rôle de Saint Bernard qui lui va si bien. Quand Brigitte a passé la ligne après presque 5 heures de course en disant de façon optimiste : « la prochaine fois je ne me ferai pas avoir », ça a pas mal chamboulé mes convictions ; Depuis une journée est passée et c’est décidé, de concert, on va remettre ça !