dimanche 2 juillet 2017

Pays cathare

Après un samedi pluvieux sur Toulouse, qui, malgré une longue balade sous parapluie, m'a surtout permis de terminer l'excellent "L’île des chasseurs d'Oiseaux", premier volet de la trilogie écossaise de Peter May et d'acheter le second tome, "L'Homme de Lewis", me voici, pour ce dimanche rendu une nouvelle fois à Carcassonne. La journée commence par une sortie running, 11 kms 3 pour faire "le tour de l'Aude", parcours magnifique sur les berges de la rivière. Un peu plus d'une heure pour boucler le parcours, moins de mal physique, mais bien fatigué malgré tout.

Entre ancienne ville et la Cité

Cet après-midi, la citadelle m'attend; c'est le premier dimanche de juillet et je suis cueilli par la foule présente dans les ruelles de la Cité. Ravi de pouvoir enfin visiter le château, je suis une nouvelle fois surpris dans la façon dont cette structure médiévale a traversé les siècles depuis l'époque gallo-romaine (je vous passe le cours d'histoire et vous invite à lire l'article consacré à ce sujet sur Wikipédia. Alors que l'armée, occupant le bastion, essayait tant bien que mal de faire tenir les fortifications, elle fut sauvée de la destruction par l'action et la ténacité de l'archéologue Jean-Pierre Cros-Mayrevieille, puis restaurée au XIX siècle de manière parfois controversée sous la direction de Viollet-le-Duc puis de Boeswillwald. Ainsi, comme pour le château de Pierresfonds, la basilique St Cernin à Toulouse, Viollet-le-Duc a apporté sa "patte" à l'édifice en précisant: «Restaurer un édifice, ce n'est pas l'entretenir, le réparer ou le refaire, c'est le rétablir dans un état complet qui peut n'avoir jamais existé à un moment donné.».

Réalité ou Imagination

Quoi qu'il en soit, la Cité de Carcassonne est, depuis 19972, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le parcours des remparts m'a permis de prendre quelques photos magnifiques avec le retour du soleil pour constituer un album que je vous invite à parcourir...


Pour l'album photo suivez le lien

mardi 27 juin 2017

C'est la fête

Mardi, décollage pour le sud, Toulouse, Albi, Carcassonne, deux semaines d'absence, alors ce weekend, je profite des enfants; Au programme, vendredi, le spectacle de l'école, samedi, repos, dimanche, fête foraine de Braine et lundi, signature des bulletins scolaires. Autant faire la fête avant d'avoir les bulletins scolaires comme cela, s'ils sont nuls, ils auront fait la fête avant, s'ils sont bons, la récompense aura déjà été donnée...
Toutes les classes ont préparé un spectacle, les maternelles passent en premier , il faudra donc attendre un peu pour découvrir les jumeaux dans leurs saynètes: Loup joue en compagnie de deux autres élèves la fable de La Fontaine, "La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf", les deux autres récitent tandis que Loup, accroupi, gonfle un ballon qui explose à la fin de la poésie et tombe à plat dos; arrive ensuite Garance affublée d'une casquette jouant dans un sketch représentant des soldats contemplant une bataille: rarement je n'aurai vu autant de fous rires pendant une saynète, les trois acteurs passant leurs rires à toute l'assistance. Nine jouera ensuite avec ses camarades, une scène où des enfants ont peur du noir et des fantômes dans un dortoir d'internat; malgré un stress apparent, Nine s'en sort plutôt pas mal, les cours de théâtre lui ont fait du bien... Quant à Maë, elle se produit dans un sketch, inventé par son groupe autour de la légende de Robin des Bois: rien à dire, Maë la joue facile.
Dimanche, c'est la fête à Braine, les enfants sont surexcités, le budget leur permet de faire quelques tours de chenille où Garance et Loup nous rapportent un tour gratuit, un temps passé dans un labyrinthe pour enfants digne des zones de jeux de Quick pour terminer la journée par une pêche aux canards indémodable qui leur permet de ramener une bubuse à la maison où, sans surprise, Maë choisit une baguette de majorette, Nine, un ballon, Loup, un arc et des flèches, qui ne feront pas long feu, et Garance, une guitare électrique-ukulélé de princesse car elle commencera les cours de guitare dès la rentrée. 
Papa, t'es cap de faire un tour complet? Bien sur, ma fille!
Lundi, les enfants nous présentent leurs bulletins scolaires; Les jumeaux ont un très bon bulletin, mais leur maîtresse, sans surprise, ne s'étend pas sur les commentaires, dommage... Maë a un très, très bon bulletin, mais malgré de nombreux commentaires, cela ne nous surprend pas beaucoup... Quant à Nine, sa maîtresse nous livre un bulletin exceptionnel, les commentaires sont dithyrambiques sur ses qualités, dont l'altruisme sauf sur la participation orale, et oui, c'est toujours là que ça coince. Bravo, les enfants, vous êtes fantastiques!
En exergue à ces bons moments passés, les enfants ont fait des dessins et je ne résiste pas au plaisir de partager la citation figurant au-dessus du dessin de Garance:

"Papa et Maman, je vous seme de tou mon coere"

dimanche 18 juin 2017

La P'tit' Fugue

Pour des raisons professionnelles, je me rends régulièrement à Rennes et, pour des raisons pratiques, prends régulièrement le train à Marne la Vallée pour rejoindre la capitale de Bretagne. Pourquoi choisir cette fois-ci de m’y rendre en voiture, peut-être parce que le retour me contraint à jouer avec les horaires de bus et du OuiGo, seul moyen de revenir sur la région parisienne. Toujours est-il que j’attends le dernier moment pour réserver un hôtel. Stupéfaction, deux jours avant mon départ, tous les hôtels de la ville sont complets, à part Hilton et Novotel. Je dois donc élargir ma recherche aux bourgs voisins pour trouver finalement une chambre d’hôte dans la commune de La Bouëxière, à une petite vingtaine de kilomètres de Rennes. Déjà, le nom me plait, il y a un tréma comme sur Maë. Quant au nom de la maison, lui aussi est attrayant : La P’tit’ Fugue…Il reste une chambre, c’est bon je réserve !
Si la traversée de Paris est pénible et la partie autoroutière monotone, la traversée de Vitré et la route jusqu’à La Bouëxière, passant par le plan d’eau de la Cantache a tous les parfums de la Bretagne et quand vous arrivez à destination vous savez que vous n’allez pas le regretter. 
La P'tit' Fugue, suivez le lien
M. Jacob, apiculteur, est autant amène, disert que sympathique et vous parlera avec passion des animaux qui gravitent autour de lui, les abeilles d’abord, dont il tire un miel d’un goût exquis, mais également quelques chiens, deux lamas, un énorme aquarium et une volière où se trouvent, entre autres, perruches et canaris. L’endroit est propre, agréable, joli et reposant et vous serez réveillés au petit matin par les coqs du village. Le petit déjeuner est somptueux, car accompagné des confitures maison (dont une prune cannelle mémorable), yaourt maison, far maison et bien sûr miel maison.

Malgré ma méforme physique, j’avais emmené mes affaires de course et bien m’en a pris car un tracé disponible sur le net m’a fait prendre un circuit « sur les pas des romains », un peu plus de 10 kms, qui navigue entre petites routes, allées forestières et anciennes voies romaines où les paysages vous incitent à penser qu’il doit faire bon vivre ici. J’ai donc passé un très bon séjour, un havre de paix qu'il a été difficile finalement de quitter pour aller travailler, mais où je revenais chaque soir enchanté.
Ma trace, sur les pas des Romains

dimanche 11 juin 2017

Poil de Carotte

Il s’agit d’une grande nouvelle de Jules Renard, roman autobiographique, racontant l’histoire de ce garçon aux cheveux roux, d’où son nom, détesté par sa mère et lui faisant subir les pires turpitudes. Après Tistou les pouces verts, c’est mon deuxième souvenir de lecture « sérieuse », je fais fi bien sur des Oui-Oui, Fântomette et compagnie. C’est également une pièce de théâtre que l’auteur a publié en 1900. C’est cette pièce que la troupe de théâtre de Venizel, troupe d’enfant, a choisi de présenter cette année. Si le rôle de la mère et celui d’Annette, la servante, sont jouées par des adultes, les autres rôles sont tenus par les enfants. C’est Maë qui joue Poil de Carotte et je dois avouer qu’elle m’a abasourdie : elle porte pratiquement à elle toute seule le spectacle et si elle avoue elle-même ne pas comprendre toutes les tournures et mots utilisés, elle n’est jamais prise en défaut, a les gestes surs, ne reste pas figée, bref elle assure. Lors du salut, elle est la dernière à revenir sur scène pour recevoir un tonnerre d’applaudissements. On me désigne comme le papa, tout le monde me regarde et lève le pouce, je ne sais plus où me mettre… Maë a eu son heure de gloire et après le spectacle, en venant se serrer dans mes bras, elle était très fière d’avoir retenu tout son texte. Pas autant que moi ma fille…

Petite poil de carotte
Avant cette pièce, les enfants ont présenté une série de petits sketchs, sur la façon d’avouer une mauvaise note à ses parents ; c’était très rafraîchissant et l’occasion pour Garance, Loup et Nine d’être, eux aussi, sur le devant de la scène. Garance n’a plus fait de coucous ou de cœurs lorsqu’elle croisait mon regard, que des sourires, Loup a eu une diction remarquable et fut mis en avant après les saluts, et Nine, totalement à l’aise dans sa présentation, a ponctué les saluts par un petit air de guitare en duo avec sa sœur : quelle belle soirée !
Bravo!

dimanche 21 mai 2017

Takenoko

Petits, nous n’avions pas de console de jeu, pas plus que de télé d’ailleurs. Alors, pour l’amusement, hormis les petits soldats, les vélos de plomb, les billes ou les osselets, il y avait les jeux de société. Je me souviens, ému, des innombrables parties de Nain Jaune avec Mamy et ses « grands opéras », les parties de Belote, Ascenseurs, Barbus, Scrabble avec la famille, les partis de Stratégo avec Jérôme, de Tarot avec Arnaud, Guy et Nanard, de Mah Jong avec Eric, de Donjons & Dragons avec les étudiants en médecine, les jeux découverts avec Sigrid, comme Zooloretto, Bombay, les Aventuriers du Rail et tant d’autres… Quand les enfants grandissent, on espère que l’on passera le virus de ces activités plus conviviales que les jeux vidéo ou les cartes Pokémon. Garance et Loup, encore un peu jeunes pour des règles « complexes », les parties opposent généralement Maë, Nine et papa. Héritant de leur père et de leur mère, elles savent exprimer leur déception dans la défaite (pour ne pas dire qu’elles sont mauvaises joueuses) : pour Maë, c’est la colère, pour Nine, c’est les pleurs. 
Takenoko: jeune pousse de bambou
Cet après-midi, nous avons joué à Takenoko, dont le but est de réaliser des objectifs liés à la pousse de bambous, au fait qu’ils soient mangés par un panda ou à la forme des bambouseraies. Après un début chaotique, papa a rapidement pris le devant mais il savait qu’il fallait ménager la chèvre et le chou et une aide de dernière minute a permis à Maë de gagner, 3 points devant Nine, l’honneur et sauf, papa finissant à 10 points derrière.
Pour savoir si un jeu en vaut la peine, il y a plusieurs critères :
- La qualité et/ou la beauté du matériel : en l’occurrence, ce jeu est beau voire très beau et le matériel est de bonne facture, bref, ce n’est pas un jeu de dames…
- Est-ce un jeu familial : pour que le jeu plaise à Maë et Nine, la part de chance doit être minime et c’est le cas, et si les règles paraissent un peu complexes lors de la mise en place, au bout de trois tours, c’est l’évidence…
- Durée du jeu : annoncé 45’ sur la boite, la durée est souvent minimisée par rapport à la réalité ; le premier qui atteint huit objectifs (à trois) a gagné, et sûr qu’en maîtrisant les règles, on tient l’horaire !
- L’avis des joueurs : Maë et Nine : « Papa, ton jeu, il est vraiment génial ! »
Lien vers Tric-Trac et des explications


mercredi 3 mai 2017

Mise au point

"
C'est vrai qu'ils sont plaisants, tous ces petits villages, 
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités 
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages, 
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est d'être habités...
"

A l'heure où Macron débat avec L..., (désolé, je ne ne me fais pas à l'idée que le nom de cette ...., figure dans un de mes articles, me réservant les tacles pour Twitter) il est quelque peu ironique d'évoquer cette si juste chanson de Brassens des imbéciles heureux qui sont nés quelque part et hélas toujours aujourd'hui! 
En acceptant de descendre sur Albi un 1er mai, j'avais la certitude que je pourrai profiter 
de cette jolie ville autrement que la nuit, mais je ne m'attendais pas au cadeau que me ferait mon client. Celui-ci, confus de m'avoir fait perdre mon jour chômé, me propose le premier soir de garder sa voiture et de parcourir, malgré l'heure tardive les 25 kms qui séparent Albi de Cordes sur Ciel.
Cordes, tout le monde en a entendu parler et si ce n'est pas le cas, ouvrez un navigateur pour comprendre pourquoi, mais un si bel endroit, déserté à cette heure, pratiquement que pour moi, la balade en valait le détour.
Cordes, situé sur un promontoire surplombant la vallée du Cérou, est un village qui se mérite; à chaque franchissement de porte délimitant une fortification, un rempart ou un passage, une nouvelle côte vous emmène vers la prochaine, toutes les maisons, tous les recoins, toutes les échoppes, restaurants, hôtels, tous les chemins méritant un regard, une attente, une pose, une photo. Profitant alors de chaque instant en déambulant dans les rues, sans croiser quelques autochtones, je me serai demandé si le village était habité à cette période. La luminosité étant incroyable, le soleil se couchant lentement à l'horizon, l'appareil photo s'en est donné à cœur joie pour m'offrir un album photo que je vous invite à parcourir...
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