dimanche 21 mai 2017

Takenoko

Petits, nous n’avions pas de console de jeu, pas plus que de télé d’ailleurs. Alors, pour l’amusement, hormis les petits soldats, les vélos de plomb, les billes ou les osselets, il y avait les jeux de société. Je me souviens, ému, des innombrables parties de Nain Jaune avec Mamy et ses « grands opéras », les parties de Belote, Ascenseurs, Barbus, Scrabble avec la famille, les partis de Stratégo avec Jérôme, de Tarot avec Arnaud, Guy et Nanard, de Mah Jong avec Eric, de Donjons & Dragons avec les étudiants en médecine, les jeux découverts avec Sigrid, comme Zooloretto, Bombay, les Aventuriers du Rail et tant d’autres… Quand les enfants grandissent, on espère que l’on passera le virus de ces activités plus conviviales que les jeux vidéo ou les cartes Pokémon. Garance et Loup, encore un peu jeunes pour des règles « complexes », les parties opposent généralement Maë, Nine et papa. Héritant de leur père et de leur mère, elles savent exprimer leur déception dans la défaite (pour ne pas dire qu’elles sont mauvaises joueuses) : pour Maë, c’est la colère, pour Nine, c’est les pleurs. 
Takenoko: jeune pousse de bambou
Cet après-midi, nous avons joué à Takenoko, dont le but est de réaliser des objectifs liés à la pousse de bambous, au fait qu’ils soient mangés par un panda ou à la forme des bambouseraies. Après un début chaotique, papa a rapidement pris le devant mais il savait qu’il fallait ménager la chèvre et le chou et une aide de dernière minute a permis à Maë de gagner, 3 points devant Nine, l’honneur et sauf, papa finissant à 10 points derrière.
Pour savoir si un jeu en vaut la peine, il y a plusieurs critères :
- La qualité et/ou la beauté du matériel : en l’occurrence, ce jeu est beau voire très beau et le matériel est de bonne facture, bref, ce n’est pas un jeu de dames…
- Est-ce un jeu familial : pour que le jeu plaise à Maë et Nine, la part de chance doit être minime et c’est le cas, et si les règles paraissent un peu complexes lors de la mise en place, au bout de trois tours, c’est l’évidence…
- Durée du jeu : annoncé 45’ sur la boite, la durée est souvent minimisée par rapport à la réalité ; le premier qui atteint huit objectifs (à trois) a gagné, et sûr qu’en maîtrisant les règles, on tient l’horaire !
- L’avis des joueurs : Maë et Nine : « Papa, ton jeu, il est vraiment génial ! »
Lien vers Tric-Trac et des explications


mercredi 3 mai 2017

Mise au point

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C'est vrai qu'ils sont plaisants, tous ces petits villages, 
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités 
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages, 
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est d'être habités...
"

A l'heure où Macron débat avec L..., (désolé, je ne ne me fais pas à l'idée que le nom de cette ...., figure dans un de mes articles, me réservant les tacles pour Twitter) il est quelque peu ironique d'évoquer cette si juste chanson de Brassens des imbéciles heureux qui sont nés quelque part et hélas toujours aujourd'hui! 
En acceptant de descendre sur Albi un 1er mai, j'avais la certitude que je pourrai profiter 
de cette jolie ville autrement que la nuit, mais je ne m'attendais pas au cadeau que me ferait mon client. Celui-ci, confus de m'avoir fait perdre mon jour chômé, me propose le premier soir de garder sa voiture et de parcourir, malgré l'heure tardive les 25 kms qui séparent Albi de Cordes sur Ciel.
Cordes, tout le monde en a entendu parler et si ce n'est pas le cas, ouvrez un navigateur pour comprendre pourquoi, mais un si bel endroit, déserté à cette heure, pratiquement que pour moi, la balade en valait le détour.
Cordes, situé sur un promontoire surplombant la vallée du Cérou, est un village qui se mérite; à chaque franchissement de porte délimitant une fortification, un rempart ou un passage, une nouvelle côte vous emmène vers la prochaine, toutes les maisons, tous les recoins, toutes les échoppes, restaurants, hôtels, tous les chemins méritant un regard, une attente, une pose, une photo. Profitant alors de chaque instant en déambulant dans les rues, sans croiser quelques autochtones, je me serai demandé si le village était habité à cette période. La luminosité étant incroyable, le soleil se couchant lentement à l'horizon, l'appareil photo s'en est donné à cœur joie pour m'offrir un album photo que je vous invite à parcourir...
Suivez le guide


mercredi 19 avril 2017

Passez chez Souchinet

Après un bon repas, nous passons chez Mamoune
Et malgré un temps frais méritant une doudoune, 
nous partons vers Coucy, mais avant Folembray,
Nous rejoignons Verneuil et la ferme Souchinet.

Il faut, pour visiter, s’acquitter d’une entrée !
Un plan vous est donné, la visite est guidée
Vers de jolis enclos et des activités
Qui vous feront passer une bonne journée.

Papa, tu as du Miss ? C’est pour les animaux !
Non, Loup, j’ai du Maïs, mais n’en donne pas trop !

Anes, lamas, yaks, lapins, autruches et émeus,
Oies, paons, chameaux, zébus, béliers, cochons, canards,
Quelques espèces aussi s’ébattent dans la mare,
Ils clapissent, ils cancanent, ils vous font des gros « Meuh ! »

Les enfants vont pouvoir : - faire un tour en poney
- Sur des chevaux gonflables, une course effrénée
- Des attractions en bois dignes de fêtes foraines
- Dans la piscine à foin, ils nageront sans peine.

Sur un chemin boisé, un parcours à pieds nus 
Emmènera vos pieds hors des sentiers battus.
Une petite boutique va clore votre visite,
Où l’on dira encore que le temps passe vite.



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lundi 10 avril 2017

12 pieds pour 42 kilomètres et des...

Arrivés avenue Foch, le soleil dans les yeux,
Nous regardons la ligne en pensant à tous ceux
Qui, comme nous demain, tenteront ce pari:
Courir quarante deux kilomètres dans Paris.

Samedi, tradition, le repas c’est des pâtes!
Romane et Max nous narguent, Andouillette et patates.
Brigitte, Thomas, Christian et moi restons sages,
Exceptionnellement on sucre le fromage.
L’addition nous sépare, on s’embrasse, on s’étreint,
On évite de penser ce que sera demain

Énervé et stressé, la nuit a été longue.
Je me crème partout, j’enfile ma tenue.
En sortant le soleil inonde déjà la rue,
Avec un temps pareil j’aurai dû mettre des tongs

Je retrouve l’équipe, Christian est motivé,
Brigitte est souriante, Thomas est impassible,
Je suis le seul qui sue, redoutant l’impossible!
Romane est ravissante et Max, séducteur,
Ils seront pour leurs pères, et les yeux, et le cœur.
Garance, Loup, Nine, Maë seront toutes mes pensées.

Nous arrivons aux champs, croisons les colombiens,
Coréens, marocains, américains, anglais,
Espagnols et belges, canadiens, japonais,
Russes, indiens, norvégiens, kényans et éthiopiens
Toute la planète est là, c’est la fête, c’est noël!
Nous sommes frères aujourd'hui, oublions nos querelles.
Courir le marathon, le rendez-vous est pris

C’est parti! Je sens vite que ce n’est pas le jour.
Pas de record pour moi mais une bataille intense
pour rallier l’arrivée, ce sera sans détours,
Mais une fois sur la ligne c’est une joie immense.
Christian T., quant à lui, a battu son record
Tiré par Thomas G, comme toujours le plus fort
La torture et les larmes nous ramèneront Brigitte
terrassée en pleine course par une tendinite.

Nous avons, malgré tout, tous eu notre médaille,
le maillot, les bravos d’un public incroyable,
enthousiaste, chaleureux et d’un soutien sans faille!
Nous avons sur Paris eu une vue mémorable,
A l’instar d’Henri IV, il faut, je le confesse
Avouer que cette ville valait bien une messe.

Maximilien, Thomas, Romane, Christian, Brigitte 
Ces moments partagés valaient bien ce poème,
Je n’oublierai jamais les pâtes au lieu des frites!
Il me fallait une rime, blague à part, je vous aime!

lundi 3 avril 2017

J-6

Le grand jour est proche, la météo s’annonce exceptionnelle, les difficultés seront donc les mêmes que l’année dernière, s’adapter à la chaleur… Temps espéré au mieux par les poteaux : 3h 52’ 30’’, bon ça à l’air débile mais c’est le total de 42 kms à 5’ 30 de moyenne, c’est le plan fixé par Christian, le coach, l'ami, l'aîné, celui qui rêve de nous voir passer tous les trois la ligne d’arrivée pour immortaliser l’instant, la communion ; difficile de savoir ce que pense Thomas, l'ami, le benjamin, il me semble qu’il sera présent comme chaque année aux avants postes, à nous servir de locomotive ; quant à moi, le doute est là, sans doute la pression qui monte ; l’année dernière, j’avais géré le mur, la défaillance progressive sans jamais vouloir me faire vraiment mal; pour être en dessous des quatre heures il faudra pourtant accepter un peu plus de souffrances.
42 kms à pied, ça use, ça use...
Bien sûr, il y aura les autres, les compagnons surexcités des dix premiers kms, tranquilles les dix suivants, interrogatifs et soupçonneux jusqu’au trentième km, et ensuite… on sera content des encouragements, à l’affût de notre prénom, des enfants qui veulent qu’on leur tape dans la main, des fanfares qui nous éloignent un instant des pensées moroses, voire néfastes, de l’homme ou la femme qu’on essaye de suivre quelques kms, quelques centaines de mètres et qu’on ne reverra sans doute plus, détourner le regard de ceux qui sont à terre, qui en ont trop demandé et enfin le dernier rond-point, la banderole d’arrivée que l’on passe en arrêtant sa montre, en pleurant autant de bonheur que de tension disparaissant.

Cela semble très con finalement de s’infliger à nouveau ce genre de périple, d’épreuve physique, ce scénario est celui de l’année dernière et je gage qu’il ne sera pas très différent cette année, alors pourquoi tout ça me direz-vous ? La réponse est simple, ce n'est pas pour le maillot, ce n'est pas pour la breloque, non, je veux simplement encore m’entendre dire en passant la ligne : « Putain, je l’ai fait ! »

dimanche 26 mars 2017

T.A.S.

(Tout A Signaler)

Maë à la piscine : « Papa, c’est nul d’être la grande sœur ! », et oui il a fallu qu’elle surveille les jumeaux pendant que je faisais une longueur avec Nine ; j’aurai pu lui dire qu’elle pouvait échanger son droit d’ aînesse contre une assiette de lentilles mais il faudrait qu’elle s’assoit sur un grand nombre d’avantage comme s’asseoir à l’avant, être la première à choisir ou avoir l’ordinateur de Mamoune. Maë a fait son théâtre samedi soir et elle était bien sur la meilleure comédienne, cela dit c’est ma fille…

Loup, ce soir, hier, demain et toutes les heures : « Papa, je t’aime de tout de mon cœur ! » Moi aussi, mon Loup sauf lorsque tu pousses ta sœur en haut d’une échelle pour qu’elle n’emprunte pas le toboggan, connaissant ta sœur tu sais qu’elle va monter dans les aigus. Heureusement que ton air sincèrement désolé t’a aidé à te faire pardonner, peut-être que la petite claque au cul…


Nine : « Papa, c’est long une heure ? », « Papa, c’est long de partir en vacance en voiture ? », « Papa, on a marché presque un kilomètre, on pourrait partir en vacances à pied ? », « Papa, je peux m’accrocher parce que j’ai peur de me noyer ! », « Papa, tu as 53 ans mais on dirait que tu n’as pas grandi ! ». Ce n’est qu’un florilège, mais ces questions me laissent souvent sans voix sauf quand elle me dit : « Papa, on dirait plutôt que tu as 40 ans, non 30 ! »

« Garance, qu’est-ce que tu fais ? », j’aurai dû les compter ces répliques car Garance fait du skate dans le couloir, Garance met tous ses habits à l’envers en sortant de la piscine, Garance court entre les deux bassins et s’arrête en glissant sur les fesses, Garance creuse un grand trou dans la terre avec ses chaussures de ville, Garance fait du trampoline sur mon lit, Garance ne s’attache pas dans la voiture, Garance enlève ses brassards dans la piscine, Garance court après les chevaux et veux caresser les chiens qui aboient derrière la grille, Garance renverse finalement le verre après 4 mises en garde, Garance est un remède à la somnolence et si tu savais ce que j’aime ça finalement…

Quant à moi, J-15 avant le grand jour, 30 kms au programme de la sortie matutinale pour savoir si les jambes répondront présent le 9 avril prochain : VALIDE en 2 heures et 44 minutes. Reste ensuite un peu plus de 12 kms à parcourir, ceux qui font vraiment mal : Tour Eiffel, Roland Garros, Bois de Boulogne et avenue Foch, le graal, allez c’est presque dans la poche…